La garde à vue de Patrick Bruel a été prolongée de 24 heures par les autorités judiciaires françaises dans le cadre d’une enquête portant sur des accusations de violences sexuelles. Le chanteur et comédien est entendu depuis lundi par les enquêteurs de la police judiciaire à Paris.
Selon le parquet de Nanterre, chargé de centraliser les différentes procédures visant l’artiste, les investigations concernent à ce stade treize femmes ayant dénoncé des faits présumés survenus sur plusieurs années.
L’enquête porte notamment sur des accusations d’agressions sexuelles, de tentatives de viol, de viol ainsi que de harcèlement. Les faits signalés auraient été commis en France et en Belgique, certaines plaintes remontant à la fin des années 1990 et au début des années 2000.
Les avocats de Patrick Bruel ont indiqué que leur client se tenait à la disposition de la justice depuis plusieurs semaines et qu’il entendait répondre à l’ensemble des questions des enquêteurs. Ils assurent par ailleurs qu’il conteste les accusations portées contre lui et entend apporter les éléments qu’il estime nécessaires à sa défense.
Cette prolongation permet aux enquêteurs de poursuivre les auditions et les vérifications dans un dossier devenu particulièrement sensible. À l’issue de la mesure de garde à vue, le parquet devra décider de la suite de la procédure : remise en liberté, ouverture de nouvelles investigations ou présentation de l’artiste à un magistrat instructeur.
Face à l’ampleur prise par l’affaire, Patrick Bruel a récemment annoncé l’annulation d’une grande partie de sa tournée prévue dans les prochaines semaines. Il a également décidé de se retirer de la troupe des Enfoirés.
À ce stade de la procédure, aucune décision judiciaire sur le fond n’a été rendue et l’artiste continue de bénéficier de la présomption d’innocence.

