Le Maroc poursuit l’extension de son réseau scolaire à travers une montée en puissance des écoles communautaires et une politique soutenue de réduction des disparités territoriales en matière d’éducation. Devant la Chambre des représentants, le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a indiqué que le nombre de ces établissements est passé de 226 en 2021 à 349 durant l’année scolaire 2025-2026, traduisant un élargissement progressif de l’offre éducative, notamment en zones rurales.
Dans la même dynamique, l’exécutif fait état de la création de 758 nouveaux établissements scolaires entre 2022 et 2025, dont 169 pour la seule année scolaire en cours. Cette expansion, majoritairement orientée vers le milieu rural, s’inscrit dans une stratégie visant à rapprocher l’école des élèves et à garantir un accès plus équitable à l’enseignement sur l’ensemble du territoire.
Parallèlement à ces investissements dans les infrastructures, le gouvernement a engagé un vaste programme de réhabilitation des salles de classe au sein de 5.000 établissements scolaires. Les interventions portent à la fois sur la modernisation des équipements pédagogiques et l’amélioration des conditions d’apprentissage, avec un impact direct sur la capacité d’accueil des établissements.
Ces efforts ont contribué à une baisse notable de la surpopulation scolaire, passée de 9,4% à 5,7% au niveau national. Dans le détail, l’enseignement primaire enregistre une amélioration marquée, le taux de classes surchargées dans les filières communes et à niveaux multiples chutant de 6,5% en 2021-2022 à 1,3% pour l’année scolaire actuelle. Dans le secondaire collégial, la pression démographique en classe recule également, passant de 19,3% en 2022 à 10,29% en 2025-2026.
Le gouvernement affiche désormais l’ambition de poursuivre cette tendance, avec un objectif de réduction du taux de surpopulation à 1% dans le primaire et à moins de 5% dans les cycles collégial et secondaire à court terme. Une trajectoire qui s’appuie sur une planification jugée plus rigoureuse et une meilleure répartition des infrastructures éducatives.
Au-delà des chiffres, cette politique traduit une volonté d’ancrer durablement l’école publique dans les territoires, en particulier les plus enclavés, tout en améliorant la qualité des conditions d’apprentissage et en réduisant les écarts entre régions.

