Une nouvelle fois, la terre tremble et crache du feu en Islande. Mardi, un volcan est entré en éruption sur la péninsule de Reykjanes, projetant de la lave incandescente et un panache de fumée dans le ciel. Cet événement sismique a entraîné l’évacuation préventive de la ville de Grindavik et la fermeture temporaire du célèbre complexe thermal du Lagon Bleu, sans pour autant perturber le trafic aérien.
L’Office météorologique islandais (IMO) a confirmé que l’éruption s’est déclenchée sur le cratère Sundhnúkagígar, situé au nord de Grindavik. Les premières observations ont révélé une fissure de 700 mètres qui s’est rapidement étendue à 1 200 mètres en quelques heures. Peu après, une seconde fissure est apparue à l’intérieur des barrières de protection, accentuant les risques pour les habitations et infrastructures locales.
Les séismes ayant précédé l’éruption avaient déjà alerté les scientifiques, permettant aux autorités d’organiser l’évacuation de Grindavik en amont. Bien que la majorité des résidents aient obtempéré, huit habitants ont choisi de rester sur place, assumant les risques. « Nous recommandons fortement à tous de quitter la zone de danger », a insisté le commissaire de police Ulfar Ludviksson.
Cette dernière manifestation volcanique, la huitième depuis décembre 2023, s’inscrit dans une série d’activités sismiques qui ont secoué la région ces dernières années. Depuis mars 2021, onze éruptions ont eu lieu au sud de Reykjavik, signe d’une réactivation des systèmes volcaniques dormants pendant huit siècles. Les spécialistes estiment que cette phase pourrait durer des décennies, voire des siècles, et s’accompagner d’éruptions répétées.
L’Islande, située sur la dorsale médio-atlantique, est l’un des pays les plus volcaniquement actifs au monde, avec 33 systèmes en activité. Ces phénomènes naturels, bien que spectaculaires, représentent un véritable défi pour les populations locales et les infrastructures. La dernière éruption majeure de janvier 2024 avait causé d’importants dommages matériels, notamment la destruction de maisons et de routes à Grindavik.
Si les autorités assurent que la situation est sous contrôle, l’évolution de cette nouvelle éruption reste incertaine. Les scientifiques surveillent de près l’activité de la péninsule de Reykjanes, conscients que le pays est entré dans une nouvelle ère volcanique qui redessine progressivement son paysage.