Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment approuvé un nouvel accord de deux ans au profit du Maroc, sous forme de ligne de crédit flexible (LCF) d’un montant de 4,5 milliards de dollars. Cette décision marque un soutien supplémentaire pour le pays dans un contexte économique mondial incertain. L’objectif principal de cet accord est de renforcer les réserves extérieures du Maroc tout en offrant une protection contre les risques économiques et financiers.
Une politique économique rigoureuse saluée par le FMI
Le Maroc bénéficie de la Ligne de Crédit Flexible en raison de la solidité de ses institutions et de ses fondamentaux économiques. Le FMI a souligné la rigueur des politiques économiques mises en place par les autorités marocaines, ainsi que leur engagement continu à maintenir ces mesures à l’avenir. Selon l’institution internationale, le Maroc a démontré une résilience remarquable face à plusieurs crises récentes, notamment les sécheresses successives, les conséquences de la pandémie de COVID-19, et les impacts économiques de la guerre en Ukraine.
L’accord de LCF, qui se veut une mesure de précaution, permettra au Maroc de continuer à préserver sa stabilité macroéconomique tout en poursuivant son programme ambitieux de réformes structurelles. Le FMI a également salué l’émission récente d’obligations par le Maroc sur les marchés internationaux, à des conditions particulièrement favorables, un signe de la confiance des investisseurs dans la solidité de l’économie du pays.
Une stratégie de sortie progressive
Cette nouvelle ligne de crédit flexible est la deuxième que le Maroc bénéficie, après la première LCF approuvée en avril 2023. L’accord actuel offre un accès réduit aux fonds, conformément à la stratégie des autorités marocaines de diminuer progressivement l’utilisation de cette ligne de crédit à mesure que les risques économiques diminuent. En effet, le Maroc s’engage à réduire l’accès à cette aide financière au fur et à mesure de l’évolution de la situation économique et internationale.
Le FMI a également mis en avant la bonne gestion des finances publiques, qui a permis au pays de réduire son déficit budgétaire tout en maintenant une croissance modérée malgré les perturbations agricoles. En 2024, l’économie marocaine devrait connaître une croissance de 3,2 %, soutenue par des projets d’infrastructure et des réformes structurelles.
Une économie résiliente face aux chocs
L’économie marocaine a fait preuve de résilience face à une succession de chocs, notamment une série de sécheresses qui ont fortement affecté la production agricole et ont entraîné une hausse du chômage. Cependant, les politiques budgétaires, monétaires et financières mises en place ont permis de stabiliser l’économie. Le pays a également continué à mettre en œuvre des réformes pour renforcer son modèle de développement, avec l’objectif d’atteindre une croissance plus verte et inclusive.
Malgré cette résilience, le FMI reste prudent. L’institution a noté que le Maroc demeure vulnérable à l’incertitude économique mondiale, à la hausse des prix des matières premières et à la persistance des sécheresses, qui continuent de menacer la sécurité alimentaire du pays.
Un soutien pour les réformes à venir
Les autorités marocaines ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leurs réformes structurelles pour renforcer la compétitivité du secteur privé, améliorer la gouvernance et accélérer la transition énergétique. Ces réformes visent à garantir une croissance plus inclusive, tout en intégrant davantage de pratiques respectueuses de l’environnement.
Le FMI a par ailleurs salué les efforts du Maroc pour renforcer sa résilience face au changement climatique. Dans ce cadre, des initiatives ont été mises en place pour mieux gérer les ressources en eau, en particulier les eaux souterraines, et promouvoir l’énergie renouvelable. Le pays a également lancé des projets pour améliorer son cadre réglementaire énergétique et soutenir l’investissement privé dans le secteur des énergies renouvelables.
L’approbation de cette nouvelle ligne de crédit flexible témoigne de la solidité des réformes économiques menées par le Maroc. En dépit des défis externes et des chocs internes, le pays poursuit son chemin vers une économie plus résiliente, inclusive et verte. Grâce à la flexibilité offerte par le FMI, le Maroc pourra continuer à affronter les incertitudes mondiales tout en poursuivant ses ambitions de développement à long terme.