Une affaire choquante a secoué la ville d’Essaouira cette semaine, remettant en question la sécurité et la vie privée dans les espaces commerciaux. Un vendeur de vêtements féminins d’occasion, installé dans le quartier de Bab Doukkala, est actuellement sous le coup d’une enquête judiciaire après la découverte d’une caméra cachée dans sa cabine d’essayage.
Les faits ont été révélés par hasard mardi dernier, lorsqu’une cliente a remarqué des images suspectes sur le téléphone du commerçant, qu’il montrait à une autre personne présente dans la boutique. Alertée par cette scène troublante, elle a aussitôt prévenu les autorités locales.
La police judiciaire s’est rapidement rendue sur place. Suite à une fouille du local, plusieurs dispositifs électroniques ont été saisis, soupçonnés d’avoir servi à enregistrer les femmes à leur insu. Ces équipements font actuellement l’objet d’une expertise technique approfondie pour déterminer l’ampleur des violations.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le suspect pourrait être poursuivi pour atteinte à la vie privée et enregistrement illégal. Cette affaire, qui a provoqué une vague d’indignation parmi les habitants de la « ville du vent », relance le débat sur l’insuffisance de la surveillance dans les commerces, notamment ceux disposant de cabines fermées.
Des voix s’élèvent aujourd’hui pour réclamer un renforcement des contrôles et des sanctions exemplaires contre ce type de comportements, jugés inacceptables et contraires à la morale publique. En attendant les conclusions de l’enquête, la population reste en état de choc face à ce grave abus de confiance et de pouvoir.