Le Maroc ouvre un nouvel appel à l’innovation destiné aux entreprises technologiques. En partenariat avec la Banque mondiale, le Secrétariat d’État suisse à l’économie (SECO) et Trust Valley, l’Inspection Générale des Finances (IGF) et la Cour des Comptes (CdC) recherchent des solutions numériques capables de transformer les pratiques d’audit public et d’améliorer la performance des administrations.
Les candidatures au GovTech Innovation Challenge 2026 sont ouvertes jusqu’au 21 août 2026. L’initiative s’adresse aux start-up, scale-up, entrepreneurs et PME du monde entier souhaitant développer des technologies innovantes répondant à des besoins opérationnels concrets du secteur public.
Deux institutions marocaines au cœur du programme
Cette nouvelle édition du GovTech Innovation Challenge s’appuie sur deux partenaires institutionnels marocains : l’Inspection Générale des Finances (IGF) et la Cour des Comptes, qui ont chacune identifié des défis nécessitant des solutions technologiques à forte valeur ajoutée.
Pour l’IGF, les projets attendus portent notamment sur la planification intelligente des missions d’audit (Sm@rt audit programming and planning) ainsi que sur l’audit intelligent des marchés publics (Sm@rt public procurement audit). L’objectif est d’automatiser certaines tâches, d’améliorer l’analyse des données et de renforcer l’efficacité des contrôles financiers.
De son côté, la Cour des Comptes souhaite accélérer la transformation numérique de ses procédures d’audit des marchés publics. Selon sa Première présidente, Zineb El Adaoui, l’adoption de technologies innovantes permettra d’améliorer les performances opérationnelles de l’institution tout en renforçant la confiance des citoyens envers les institutions publiques.
Un programme d’accompagnement pour développer des preuves de concept
Les entreprises retenues intégreront un programme structuré durant lequel elles travailleront directement avec les équipes de l’IGF ou de la Cour des Comptes afin de concevoir une preuve de concept (Proof of Concept – PoC) adaptée aux besoins exprimés.
Cette phase de développement s’étalera sur trois mois et sera suivie d’un bootcamp organisé en Suisse et au Maroc à la fin du mois d’octobre 2026. Les équipes y présenteront leurs solutions, participeront à des ateliers techniques et échangeront avec des experts ainsi qu’avec les responsables des institutions partenaires.
Une initiative internationale au service de la transformation numérique des administrations
Le GovTech Innovation Challenge vise à rapprocher les entreprises technologiques des administrations publiques afin d’expérimenter rapidement des solutions numériques sur des problématiques réelles.
Le programme fait suite à une première édition menée avec l’administration fiscale du Ghana en 2025. Cette nouvelle édition met l’accent sur l’audit public, considéré comme l’une des fonctions les plus exigeantes des administrations en matière de contrôle et de gestion des finances publiques.
Carlos Orjales, responsable du programme au SECO, souligne que la transformation numérique des gouvernements repose sur la capacité à mobiliser l’innovation du secteur privé pour répondre aux défis opérationnels des administrations, dans le respect du cadre légal.
Pour la Banque mondiale, cette collaboration doit également permettre de développer des solutions susceptibles d’être répliquées dans d’autres pays confrontés aux mêmes enjeux de contrôle des finances publiques.
Les entreprises intéressées peuvent déposer leur candidature jusqu’au 21 août 2026 et choisir de répondre à l’un ou aux deux appels à projets proposés par les institutions marocaines. Les projets sélectionnés seront annoncés au cours du mois de septembre 2026.

