Un violent incendie a frappé l’oasis d’Oufouss, dans la province d’Errachidia, provoquant la destruction de plus de 1 000 palmiers et mobilisant d’importants moyens humains pour éviter une propagation encore plus dévastatrice. Selon les premières estimations, près de 600 palmiers ont été entièrement réduits en cendres, tandis que plusieurs centaines d’autres ont subi des dégâts plus ou moins importants.
Face à l’ampleur du sinistre, plus de 180 personnes ont été déployées sur le terrain pour combattre les flammes. Les équipes de la Protection civile ont été appuyées par les autorités locales, la Gendarmerie royale, les agents de l’Agence nationale des eaux et forêts, les forces auxiliaires ainsi que de nombreux habitants de la région venus prêter main-forte aux opérations.
Les interventions se sont poursuivies durant de longues heures et se sont prolongées tard dans la soirée afin de contenir l’incendie avant qu’il ne menace davantage les exploitations agricoles et les habitations situées à proximité de l’oasis.
Les conditions météorologiques ont considérablement compliqué le travail des secours. Des vents violents ont favorisé la progression rapide des flammes à travers la palmeraie, accélérant la destruction des palmiers et augmentant les risques de propagation vers d’autres parcelles agricoles.
Au-delà des pertes végétales, l’incendie a également touché plusieurs infrastructures d’irrigation traditionnelles, notamment des canaux utilisés pour l’acheminement de l’eau vers les cultures. Dans cette région où les ressources hydriques demeurent précieuses, les dégâts subis par ce réseau représentent un défi supplémentaire pour les agriculteurs locaux, déjà confrontés aux effets de la sécheresse et aux épisodes de chaleur extrême.
L’oasis d’Oufouss constitue un patrimoine agricole essentiel pour de nombreuses familles de la province d’Errachidia, dont une partie des revenus dépend directement de la production de dattes et des cultures associées à l’écosystème oasien. La perte de centaines de palmiers risque ainsi d’avoir des conséquences économiques durables pour les exploitants concernés.
Après la maîtrise du feu, les autorités ont maintenu un dispositif de surveillance afin d’écarter tout risque de reprise des flammes dans cette zone particulièrement sensible en période estivale. Une enquête a par ailleurs été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet incendie, dont l’origine n’a pas encore été établie.
Ce nouvel épisode rappelle la vulnérabilité croissante des oasis marocaines face aux incendies, dans un contexte marqué par la hausse des températures et la multiplication des périodes de sécheresse. La préservation des palmeraies et des systèmes d’irrigation traditionnels apparaît plus que jamais comme un enjeu majeur pour l’équilibre économique, environnemental et social des régions oasiennes du Royaume.


