L’ancien président sud-coréen Yoon Suk Yeol a été condamné ce lundi à deux années d’emprisonnement dans une nouvelle affaire judiciaire distincte de ses précédentes condamnations. La justice lui reproche d’avoir tiré profit, entre 2021 et 2022, d’enquêtes d’opinion réalisées sans contrepartie financière en échange d’un appui politique apporté à un candidat engagé dans la course à l’investiture de son parti lors d’une élection législative partielle.
Le tribunal a estimé que ces avantages constituaient une violation de la législation encadrant le financement de la vie politique. À l’issue du procès, les magistrats ont prononcé une peine de deux ans de prison. Les avocats de l’ancien chef de l’État ont immédiatement annoncé leur intention de contester ce verdict devant une juridiction supérieure.
Cette décision judiciaire vient s’ajouter à une série de lourdes condamnations déjà prononcées contre l’ex-président. En février dernier, il avait écopé de la réclusion à perpétuité pour avoir tenté d’imposer la loi martiale en 2024 et mobilisé l’armée contre le Parlement, une décision pour laquelle il a fait appel. Quelques mois plus tard, une peine de 30 ans de prison lui avait également été infligée pour l’envoi de drones vers la Corée du Nord dans le but présumé de provoquer une escalade militaire.

