La circulation en milieu urbain a une nouvelle fois payé un lourd tribut au cours de la deuxième semaine de juillet. Entre le 6 et le 12 juillet, les accidents de la route enregistrés dans les villes marocaines ont causé la mort de 27 personnes et fait 3.043 blessés, dont 105 dans un état grave, selon les données communiquées par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).
Durant cette période, les services de police ont recensé 2.230 accidents de la circulation à l’intérieur des périmètres urbains, confirmant la persistance d’un niveau élevé de sinistralité routière dans les grandes agglomérations du Royaume.
L’analyse des causes met une nouvelle fois en lumière les comportements à risque qui continuent de dominer sur les routes marocaines. L’inattention des conducteurs arrive en tête des facteurs à l’origine des accidents, devant le non-respect de la priorité de passage et le manque de vigilance des piétons. S’ajoutent à cela la perte de contrôle des véhicules, les excès de vitesse ainsi que les changements de direction effectués en infraction au Code de la route.
Les enquêteurs relèvent également des infractions récurrentes telles que l’absence de distance de sécurité, les changements de direction sans signalisation préalable, le non-respect des feux rouges et des panneaux « Stop », la circulation à gauche de la chaussée ou encore la conduite en sens interdit. La conduite sous l’emprise de l’alcool et les dépassements dangereux figurent également parmi les causes identifiées.
Parallèlement aux interventions liées aux accidents, les services de contrôle routier ont poursuivi leurs opérations de surveillance et de répression des infractions au Code de la route. Au total, 51.003 infractions ont été constatées au cours de la semaine concernée.
Les forces de l’ordre ont dressé 8.089 procès-verbaux transmis au parquet compétent et procédé au recouvrement de 42.914 amendes transactionnelles et forfaitaires. Les recettes générées par ces sanctions se sont élevées à 9.416.800 dirhams.
Les opérations de contrôle ont également conduit au placement de 5.320 véhicules en fourrière municipale, au retrait de 8.089 documents administratifs et à l’immobilisation de 598 véhicules.
Ces chiffres rappellent l’ampleur du défi que représente la sécurité routière dans les centres urbains marocains, où la densité du trafic, les comportements imprudents et le non-respect des règles de circulation continuent d’alimenter un nombre élevé d’accidents chaque semaine.


