La cybersécurité s’impose comme l’un des principaux chantiers de la transformation numérique du Maroc. C’est le message porté par Amal El Fallah Seghrouchni, ministre déléguée auprès du Chef du Gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration, lors de sa participation, jeudi 16 juillet 2026, à la troisième édition de la restitution du Livre blanc « AUSIMètre 2026 : Baromètre de la cybersécurité au Maroc », organisée par l’Association des Utilisateurs des Systèmes d’Information au Maroc (AUSIM) en partenariat avec PwC.
Cet événement a rassemblé les principaux acteurs de l’écosystème numérique marocain autour des défis liés à la cybersécurité, à la résilience des systèmes d’information et à la souveraineté technologique. Les échanges ont mis en lumière la nécessité de renforcer les capacités du Royaume face à la multiplication des menaces numériques, dans un contexte marqué par l’accélération de la digitalisation des services publics et privés.
Prenant la parole devant les participants, Amal El Fallah Seghrouchni a rappelé que la cybersécurité constitue aujourd’hui un élément essentiel de la souveraineté numérique. Selon elle, la confiance des citoyens, des entreprises et des administrations dans les services numériques repose sur la capacité des organisations à protéger leurs infrastructures, leurs données et leurs systèmes face aux cyberattaques.
La ministre a souligné que la dynamique engagée par la stratégie Maroc Digital 2030 et la feuille de route AI Made in Morocco s’accompagne de nouveaux enjeux en matière de sécurité informatique. L’essor des usages numériques et le développement de l’intelligence artificielle imposent ainsi d’améliorer les dispositifs d’anticipation, de prévention et de réponse aux risques cyber, afin d’assurer une transformation numérique durable et sécurisée.
À cette occasion, elle a mis en avant plusieurs chantiers engagés par le Royaume pour consolider un environnement numérique plus résilient. Parmi eux figurent le renforcement du cadre réglementaire relatif au cloud, le développement d’infrastructures numériques souveraines, le déploiement progressif de la 5G ainsi que les investissements consacrés au développement des compétences, notamment à travers les instituts Jazari et RallyIA.
Pour la ministre, ces initiatives doivent permettre au Maroc de renforcer son autonomie technologique tout en accompagnant la montée en puissance de son économie numérique. Elles s’inscrivent dans une vision visant à créer un environnement favorable à l’innovation, tout en garantissant un niveau élevé de protection des infrastructures stratégiques et des données.
Au cours de son intervention, la ministre a plaidé pour une mobilisation collective des pouvoirs publics, des entreprises, du monde académique et des experts. L’objectif est de faire de la cybersécurité un moteur de compétitivité, de confiance et de souveraineté numérique au service du développement du Maroc.


