L’UNESCO et le ministère de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences ont célébré mercredi à Salé la Journée mondiale des compétences des jeunes, une rencontre placée sous le signe de l’employabilité, de la formation et de l’adaptation des jeunes aux transformations du marché du travail.
Organisé au Palais des Congrès Bouregreg, l’événement a réuni des représentants des institutions publiques, des entreprises, des universités, des partenaires internationaux ainsi que de nombreux jeunes autour d’un même objectif : réfléchir aux moyens de renforcer les compétences nécessaires pour répondre aux défis économiques, numériques et environnementaux auxquels le Maroc est confronté.
Instituée par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2014 et célébrée chaque année le 15 juillet, la Journée mondiale des compétences des jeunes met en avant le rôle déterminant de la formation dans l’accès à l’emploi, la création d’entreprise et la participation au développement économique et social.
Au Maroc, cette édition a pris la forme d’un espace national d’échange entre les acteurs de l’éducation, de la formation professionnelle, de l’emploi et du développement. Les discussions ont porté sur l’évolution rapide des métiers, l’apparition de nouvelles compétences liées à la transition numérique et écologique, ainsi que sur la nécessité de développer l’apprentissage tout au long de la vie.
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence notamment de Wafa Asri, secrétaire générale du ministère de l’Inclusion économique, représentant le ministre Younes Sekkouri, de Charaf Ahmimed, directeur régional et représentant de l’UNESCO pour le Maghreb, de Luis Faro Ramos, ambassadeur du Portugal au Maroc, d’Ahmadou Moustapha Ndiaye, directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte, ainsi que de représentants de l’Union européenne et de la Confédération générale des entreprises du Maroc.
Les échanges se sont inscrits dans la continuité des recommandations du rapport régional de l’UNESCO intitulé « Apprendre aujourd’hui, bâtir demain : Excellence et équité à travers les compétences des jeunes ». Ce document souligne l’urgence d’adapter les systèmes de formation aux besoins émergents des économies de la région et de renforcer les passerelles entre l’enseignement, la formation professionnelle et le monde de l’entreprise.
Plusieurs panels ont rythmé la matinée, réunissant des responsables du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique, du Département de la formation professionnelle, de l’Agence du Développement Digital, de l’Université Mohammed V de Rabat, mais également des représentants de l’UNICEF, de l’Organisation internationale du Travail, de l’Agence française de développement, de la coopération espagnole, de HP Maroc ou encore du WorldSkills Champions Trust.
Les intervenants ont insisté sur la nécessité de construire des parcours d’apprentissage plus inclusifs et davantage connectés aux besoins réels des territoires et des entreprises. La question des partenariats entre les pouvoirs publics, les établissements de formation, le secteur privé et les partenaires internationaux a occupé une place centrale dans les débats.
Pour Charaf Ahmimed, les jeunes doivent être considérés comme des acteurs à part entière des transformations économiques en cours. Le responsable de l’UNESCO a salué les avancées réalisées par le Royaume dans le domaine de la formation, citant notamment le déploiement des Cités des métiers et des compétences, conçues pour rapprocher les formations des besoins spécifiques des régions et accompagner l’émergence de nouveaux secteurs d’activité.
Il a également souligné les efforts engagés pour intégrer progressivement les compétences liées aux transitions numérique et écologique dans les programmes de formation, afin de répondre aux exigences des métiers de demain et aux standards internationaux.
Au-delà des indicateurs liés à l’emploi, l’UNESCO rappelle que les politiques publiques doivent tenir compte des parcours individuels, des aspirations et des talents des jeunes. L’enjeu consiste désormais à mieux identifier, accompagner et valoriser ces compétences afin de faciliter l’insertion professionnelle et de renforcer la compétitivité de l’économie nationale.
Cette célébration intervient dans un contexte marqué par les réformes engagées par le Maroc pour moderniser la formation professionnelle, développer le capital humain et rapprocher davantage les compétences des besoins du marché du travail. Un chantier stratégique pour un pays où la jeunesse représente un levier majeur de croissance, d’innovation et de transformation économique.


