Deux explosions ont retenti, ce mardi matin, à proximité de l’hôtel Four Seasons de Damas, où Emmanuel Macron avait passé la nuit dans le cadre de sa visite officielle en Syrie. Selon les premières informations, dix-huit personnes ont été blessées.
Le chef de l’État français avait quitté l’établissement peu avant les déflagrations pour rejoindre le palais présidentiel, situé à l’extérieur de la capitale syrienne. Malgré cet incident sécuritaire, Emmanuel Macron a indiqué que son déplacement se poursuivait.
Rien ne pourra étouffer l’aspiration des Syriennes et des Syriens à vivre dans une Syrie pleinement souveraine, sûre, pluraliste, unie.
Ce matin j’ai rencontré la Syrie dans toute sa diversité. J’ai vu la dignité, le courage et la détermination.
Ma visite se poursuit.
— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) July 7, 2026
Sur X, le président français a réaffirmé son soutien à une Syrie « souveraine, sûre, pluraliste et unie », tout en saluant le courage et la détermination des Syriens rencontrés au cours de la matinée.
Cette visite revêt une portée hautement symbolique. Il s’agit du premier déplacement d’un chef d’État occidental en Syrie depuis la chute de Bachar el-Assad, intervenue le 8 décembre 2024. Le dernier président français à s’être rendu à Damas était Nicolas Sarkozy, en 2008.
Aux côtés d’Emmanuel Macron, le président syrien par intérim, Ahmed al-Charaa, a plaidé pour un rapprochement économique avec Paris. Lors d’un forum organisé au palais présidentiel, il a exprimé le souhait de voir la France devenir le premier partenaire de la Syrie dans la phase de reconstruction et de repositionnement régional du pays.
Ahmed al-Charaa a également mis en avant l’importance stratégique de la Syrie, présentée comme un carrefour potentiel des grands corridors mondiaux, dans un contexte régional marqué par les tensions autour du détroit d’Ormuz.

