Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Azzedine El Midaoui, a participé, lundi 29 juin 2026 à Rabat, à la séance plénière des questions orales à la Chambre des représentants. Face aux députés, il a détaillé les priorités du gouvernement pour accélérer la réforme du système d’enseignement supérieur, en mettant l’accent sur l’adaptation des formations aux besoins du marché de l’emploi, le renforcement de la recherche scientifique, la transformation numérique des universités et l’amélioration des services destinés aux étudiants.
Les échanges ont porté sur plusieurs dossiers considérés comme stratégiques pour l’avenir de l’université marocaine. Les parlementaires ont notamment interrogé le ministre sur le développement de l’offre pédagogique, la capacité des établissements à répondre aux attentes du tissu économique, les conditions de vie des étudiants, le déploiement des solutions numériques au sein des universités ainsi que les mécanismes de soutien à la recherche scientifique et à l’innovation.
La séance a également permis d’aborder les défis liés à l’évolution rapide de l’intelligence artificielle et à son impact sur les pratiques académiques. Les discussions ont porté sur la consolidation des principes d’éthique de la recherche scientifique, tout en examinant les moyens d’encourager les jeunes chercheurs à poursuivre leur carrière au Maroc afin de limiter la fuite des compétences nationales.
En réponse aux différentes interventions, Azzedine El Midaoui a réaffirmé que ces chantiers figurent parmi les priorités de son département. Il a rappelé que cette dynamique s’inscrit dans la poursuite de la mise en œuvre de la loi n° 59.24 relative à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, qui constitue le nouveau cadre de référence pour la modernisation du secteur.
Le ministre a souligné que cette réforme repose sur plusieurs axes complémentaires. Il s’agit notamment de restructurer l’offre de formation universitaire, de renforcer l’adéquation entre les cursus et les besoins évolutifs de l’économie nationale, d’améliorer la qualité des services universitaires et d’accélérer la digitalisation des établissements d’enseignement supérieur.
Le développement de la recherche scientifique et de l’innovation demeure également au cœur de cette stratégie. Le ministère entend accompagner les évolutions scientifiques et technologiques internationales tout en favorisant une coopération plus étroite entre les universités, les entreprises et les différents acteurs socio-économiques. Cette approche vise à renforcer le rôle des établissements universitaires dans la création de valeur, le transfert de connaissances et le soutien à la compétitivité du pays.
Le responsable gouvernemental a par ailleurs assuré que son département poursuit la mobilisation des différents partenaires institutionnels afin de consolider une gouvernance moderne fondée sur la transparence, l’efficacité et l’évaluation des performances. Cette orientation doit permettre d’assurer un suivi plus rigoureux des politiques publiques consacrées à l’enseignement supérieur et d’améliorer la qualité des prestations offertes aux étudiants, aux enseignants-chercheurs et aux laboratoires de recherche.
À travers ces engagements, le ministère affiche sa volonté de poursuivre une réforme durable de l’enseignement supérieur, capable d’accompagner les transformations économiques et technologiques, tout en renforçant le positionnement du Maroc comme pôle académique et scientifique de référence à l’échelle régionale et internationale.

