Le Maroc a donné, mardi à Laâyoune, le coup d’envoi de la 12ᵉ édition de l’exercice national Simulex 2026, une opération de simulation destinée à tester l’activation du Plan national d’urgence de lutte contre la pollution marine accidentelle. Présidée par la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali, en présence du wali de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, Abdeslam Bekrate, cette initiative mobilise les principaux acteurs institutionnels chargés de la gestion des situations d’urgence en mer.
Organisé conformément aux Hautes Instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, cet exercice réunit plusieurs départements ministériels, les Forces Armées Royales, des établissements publics ainsi que les autorités territoriales de la région. L’objectif est d’évaluer la capacité de coordination des différents intervenants face à un scénario de pollution marine accidentelle et de renforcer les mécanismes nationaux de prévention, d’intervention et de protection du littoral.
Dans son allocution d’ouverture, Leila Benali a souligné que le choix de Laâyoune-Sakia El Hamra n’est pas anodin. Selon elle, cette région occupe une place centrale dans la vision royale consacrée au développement de la façade atlantique du Royaume. Son littoral constitue un espace stratégique qui concentre une biodiversité marine remarquable, des écosystèmes sensibles ainsi que des activités économiques majeures, notamment la pêche, le transport maritime, les énergies renouvelables et l’écotourisme.
La ministre a toutefois rappelé que cette richesse naturelle s’accompagne de nouveaux défis. L’intensification du trafic maritime international, conjuguée au transport croissant de pétrole et de substances dangereuses, augmente le risque d’accidents susceptibles d’affecter les côtes marocaines. Plusieurs incidents enregistrés ces dernières années le long du littoral illustrent, selon elle, la nécessité de maintenir un haut niveau de préparation opérationnelle.
Dans ce contexte, le Plan national d’urgence de lutte contre la pollution marine accidentelle prévoit l’organisation d’un exercice national de simulation tous les deux ans afin de tester les procédures, d’améliorer la coordination entre les différents services et d’actualiser les dispositifs d’intervention en fonction de l’évolution des risques.
Leila Benali a également mis en avant les avancées réalisées en matière de gouvernance du littoral. Elle a notamment rappelé l’adoption, en 2022, du Plan national du littoral, présenté comme un instrument essentiel de planification intégrée des zones côtières et d’adaptation aux effets du changement climatique. Les plans régionaux du littoral, dont celui de Laâyoune-Sakia El Hamra, s’inscrivent dans cette même dynamique en tenant compte des spécificités environnementales et économiques de chaque territoire.
Sur le plan international, la ministre a réaffirmé l’engagement du Royaume au sein de l’Accord de coopération de Lisbonne pour la protection des côtes et des eaux de l’Atlantique Nord-Est contre la pollution. Cette participation traduit la volonté du Maroc de renforcer la coopération régionale et Sud-Sud en matière de sécurité environnementale et maritime, tout en consolidant les mécanismes de prévention face aux risques de pollution transfrontalière.
Avec Simulex 2026, le Royaume poursuit le développement de sa capacité d’intervention rapide et coordonnée face aux accidents maritimes, tout en préservant les écosystèmes côtiers, en sécurisant les activités économiques liées à la mer et en renforçant la résilience du littoral face aux défis environnementaux.

