Andrea Pirlo ne sera finalement pas le prochain sélectionneur de l’équipe d’Italie. Alors que son arrivée sur le banc de la Nazionale semblait en bonne voie, l’ancien international italien a annoncé lundi qu’il n’était plus candidat au poste. Sa candidature, soutenue par le nouveau directeur technique de la Fédération italienne de football (FIGC), Paolo Maldini, a été écartée dans un contexte de polémique autour de ses liens professionnels avec la Russie.
Selon plusieurs médias italiens, la décision aurait été prise par Giovanni Malagò, récemment élu à la présidence de la FIGC. Les relations de Pirlo avec Fonbet, une société russe de paris sportifs dont il est ambassadeur depuis octobre dernier, auraient pesé dans le choix de la Fédération. Dans le contexte géopolitique marqué par la guerre en Ukraine, ce partenariat a suscité des critiques dans la classe politique italienne et compliqué la perspective de voir l’ancien milieu de terrain prendre les commandes de la sélection.
Andrea Pirlo a confirmé son retrait de la course dans un message publié sur les réseaux sociaux. Le champion du monde 2006 a expliqué avoir appris dimanche soir qu’il n’était plus candidat au poste de sélectionneur de l’équipe nationale italienne. Il a également regretté que son activité professionnelle ait été mêlée à une controverse publique et a tenu à préciser que sa collaboration avec Fonbet s’inscrivait, selon lui, dans le cadre de ses activités aux Émirats arabes unis et ne constituait en aucun cas une prise de position politique.
L’ancien joueur de l’AC Milan et de la Juventus aurait pourtant été choisi par Paolo Maldini et son conseiller Leonardo pour conduire la reconstruction de la Nazionale. D’après la presse italienne, les différents protagonistes avaient déjà échangé sur le projet sportif et la manière de travailler ensemble. Pirlo devait même quitter son poste d’entraîneur de United FC, aux Émirats arabes unis, avant de prendre officiellement ses fonctions avec la sélection italienne.
Son profil faisait toutefois débat depuis plusieurs jours. Outre la polémique liée à Fonbet, certains observateurs s’interrogeaient sur son expérience encore limitée sur un banc. Depuis le début de sa carrière d’entraîneur en 2020, Pirlo a notamment dirigé la Juventus, Karagümrük, la Sampdoria et United FC, sans parvenir à s’imposer durablement au plus haut niveau. Son passage à la Juventus lui avait néanmoins permis de remporter la Coupe d’Italie et la Supercoupe d’Italie lors de la saison 2020-2021.
La candidature de Pirlo avait été privilégiée par Maldini et Leonardo après l’échec de la piste menant à Pep Guardiola, qui apparaissait comme le choix susceptible de faire consensus. Antonio Conte, libre après son départ de Naples, aurait également été envisagé, mais le duo Maldini-Leonardo lui aurait finalement préféré l’ancien maître à jouer de la Nazionale.
Le retrait de Pirlo relance désormais la recherche du futur sélectionneur de l’Italie. Le nom de Roberto Mancini pourrait revenir dans les discussions, même si son départ de la sélection en 2023, alors que l’Italie était engagée dans les qualifications pour l’Euro 2024, continue de susciter des réserves. Antonio Conte pourrait également retrouver une place parmi les prétendants, en raison de son expérience et de ses résultats obtenus dans les différents clubs qu’il a entraînés.
Cette nouvelle déconvenue fragilise aussi la position de Paolo Maldini. Nommé récemment directeur technique de la FIGC, l’ancien défenseur avait reçu, selon les informations rapportées par la presse italienne, une large marge de manœuvre dans le choix du futur sélectionneur. Le fait de voir sa candidature écartée pourrait ouvrir des discussions sur la poursuite de sa mission. Une éventuelle démission n’est toutefois, à ce stade, qu’une hypothèse évoquée par certains médias italiens.
Pour la Fédération italienne, l’urgence reste désormais de trouver un sélectionneur capable de relancer une équipe nationale en pleine reconstruction. L’Italie a manqué les trois dernières éditions de la Coupe du monde, en 2018, 2022 et 2026. Le choix du prochain entraîneur sera donc particulièrement scruté, alors que la Nazionale cherche à retrouver une place durable parmi les grandes nations du football mondial.


