L’annonce de l’entrée de Fouzi Lekjaa au bureau politique du Parti Authenticité et Modernité (PAM) continue de faire réagir au sein de la majorité gouvernementale. Quelques heures seulement après cette officialisation, les dirigeants du Rassemblement national des indépendants (RNI) ont multiplié les allusions à peine voilées à leur partenaire de coalition, à l’occasion d’un meeting organisé ce samedi à Dakhla.
Prenant la parole devant les militants, le chef du gouvernement et président du RNI, Aziz Akhannouch, a critiqué la stratégie consistant à recruter des personnalités à l’approche des élections, sans jamais citer explicitement le PAM.
« Certains arrêtent de travailler pendant cinq ans et attendent la dernière minute pour attirer de nouveaux noms afin de constituer leurs listes électorales. Nous ne sommes pas dans un mercato.», a-t-il déclaré.
Une sortie largement interprétée comme une réponse à l’annonce faite plus tôt dans la journée par Fatima Ezzahra El Mansouri, secrétaire générale du PAM, officialisant l’intégration de Fouzi Lekjaa au bureau politique du parti et sa candidature aux prochaines élections législatives dans la circonscription de Berkane.
Le ton a également été donné par Mohamed Aujjar, figure de proue du RNI, qui a insisté sur la nécessité de préserver les règles de la compétition politique. Selon lui, le processus démocratique ne doit pas se transformer en une course au recrutement de notables ou de personnalités à l’approche des échéances électorales.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où les formations de la majorité préparent activement les élections législatives prévues en septembre prochain. Si la coalition gouvernementale reste officiellement unie, ces échanges illustrent une montée des tensions et de la concurrence politique entre ses principales composantes à l’approche du scrutin.

