Une affaire criminelle d’une extrême gravité secoue le milieu artistique syrien.
L’actrice syrienne Huda Al-Shaarawi a été retrouvée morte à son domicile de Damas, dans des circonstances violentes qui ont provoqué une vive émotion en Syrie et dans le monde arabe. Les autorités syriennes ont confirmé l’ouverture immédiate d’une enquête, tandis que les premières conclusions orientent les soupçons vers l’aide ménagère de la victime.
Selon le ministère syrien de l’intérieur, l’enquête préliminaire a permis d’identifier la domestique de nationalité ougandaise comme principale suspecte. Cette dernière aurait quitté le domicile juste après les faits, avant d’être localisée et arrêtée par les services de sécurité le jour même. Les autorités indiquent que la victime aurait été agressée pendant son sommeil, recevant un coup mortel à la tête. Elle a été retrouvée sans vie sur son lit.
La suspecte aurait reconnu les faits lors des premières auditions, même si les motivations exactes du crime restent à ce stade inconnues. Les investigations se poursuivent afin d’établir l’ensemble des circonstances et de transmettre le dossier à la justice compétente.
La disparition tragique de Huda Al-Shaarawi, survenue le jeudi 29 janvier à l’âge de 87 ans, a profondément marqué le milieu artistique syrien. Figure respectée du petit et du grand écran, elle était notamment connue du grand public pour son rôle de « Oum Zaki » dans la célèbre série Bab Al-Hara. Née le 28 octobre 1938, elle faisait partie des membres fondateurs du syndicat des artistes syriens.
Le syndicat et de nombreux artistes ont exprimé leur choc et leur tristesse, saluant la mémoire d’une femme discrète, éloignée des polémiques, dont la fin brutale soulève de nombreuses interrogations.

