Au cœur du sud-est marocain, un projet minier attire de plus en plus l’attention des investisseurs internationaux. La société canadienne Aya Gold & Silver accélère le développement de Boumadine, un gisement polymétallique prometteur dont l’étude de faisabilité vient d’être officiellement lancée.
Situé dans la région de Drâa-Tafilalet, non loin de la ville de Tinghir, le projet Boumadine s’inscrit dans l’une des zones historiquement marquées par l’activité minière au Maroc. Ce site recèle plusieurs métaux stratégiques, notamment l’argent, l’or, le zinc et le plomb, ce qui en fait un gisement dit polymétallique, c’est-à-dire capable de produire plusieurs ressources minérales à partir d’une même exploitation.
La société Aya Gold & Silver, spécialisée dans l’exploration et le développement de projets miniers au Maroc, a annoncé le lancement d’un vaste programme d’études techniques destiné à préparer la phase industrielle du projet. Cette nouvelle étape intervient après une évaluation économique préliminaire positive réalisée en 2025, qui a confirmé le potentiel du site.
Pour mener à bien cette phase décisive, l’entreprise a mobilisé plusieurs cabinets d’ingénierie et d’expertise technique de premier plan. Leur mission consiste notamment à optimiser la conception du futur complexe minier, affiner les estimations des coûts d’investissement et d’exploitation, et approfondir les études géologiques nécessaires à la planification de la mine.
Au cœur du programme figure une campagne de forage d’envergure de 360 000 mètres, destinée à préciser la géométrie du gisement et à améliorer l’estimation des ressources minérales. Une mise à jour de ces ressources est attendue au second semestre 2026, tandis que l’étude de faisabilité complète devrait être finalisée dans la seconde moitié de 2027.
L’objectif est de sécuriser un plan d’exploitation minière évolutif sur environ onze ans, tout en étudiant la possibilité d’augmenter la capacité de traitement de l’usine à mesure que les ressources identifiées progressent. Des tests métallurgiques, des études géotechniques et des analyses d’ingénierie des procédés sont également en cours afin de définir l’architecture finale du projet.
Si ces étapes se confirment, Boumadine pourrait devenir l’une des opérations minières majeures du sud-est marocain, combinant exploitation à ciel ouvert et souterraine. Les concentrés produits devraient principalement concerner le zinc et le plomb, tandis que les revenus seraient largement portés par l’argent et l’or.
Pour Aya Gold & Silver, l’accélération de ce calendrier vise à rapprocher le projet de la phase de construction, tout en renforçant sa position dans le secteur des métaux précieux et industriels. Pour le Maroc, il s’agit également d’un signal supplémentaire de l’attractivité du Royaume auprès des investisseurs miniers internationaux, dans un contexte mondial marqué par une forte demande en ressources stratégiques.


