Un Marocain de 43 ans est mort dimanche 19 juillet 2026 à Bologne, dans le nord de l’Italie, après une intervention de la police dans le quartier de Pilastro. Les circonstances de son interpellation, en partie filmées par un riverain, font désormais l’objet d’une enquête judiciaire. L’autopsie devra notamment déterminer les causes exactes du décès et établir si les conditions dans lesquelles l’homme a été immobilisé ont contribué à sa mort.

La victime, identifiée dans la presse locale comme Abderrahim Fakir, ou Abdelrahim Fqir selon certaines sources, était de nationalité marocaine et vivait en Italie depuis son enfance. Marié et domicilié à Borgonuovo, dans la commune de Sasso Marconi, il travaillait dans le secteur de la logistique.
Le drame s’est produit dans le quartier de Pilastro, à Bologne, après des appels de riverains signalant aux forces de l’ordre la présence d’un homme particulièrement agité dans la zone de stationnement d’un immeuble. À l’arrivée des policiers, une intervention visant à le maîtriser a été engagée.
Une vidéo enregistrée par un voisin et diffusée sur les réseaux sociaux montre deux policiers maintenant l’homme au sol, face contre terre. Un troisième homme, présenté comme un habitant du quartier, apparaît également aux côtés des agents pour participer à sa maîtrise. Selon les éléments rapportés par plusieurs médias italiens, les policiers auraient utilisé un spray au poivre avant de procéder à l’immobilisation de la victime et de lui attacher les mains avec des liens plastiques.
Sur les images, l’homme semble appeler à l’aide à plusieurs reprises. Quelques instants plus tard, il cesse de bouger. La séquence montre également un policier poursuivant les opérations d’immobilisation. La présence de secouristes sur les lieux est visible sur la vidéo, mais leur intervention pendant cette phase précise de l’interpellation fait partie des éléments qui devront être examinés dans le cadre de l’enquête.
La police de Bologne soutient, de son côté, que les agents sont intervenus à la suite de signalements faisant état d’un individu en colère et qu’ils ont rapidement sollicité les services médicaux d’urgence du 118. Selon la préfecture de police, d’autres riverains auraient également participé à la maîtrise de l’homme, notamment après qu’un véhicule aurait été endommagé.
Les autorités ont par ailleurs indiqué que les images enregistrées par les caméras-piétons portées par les policiers présents lors de l’intervention seront remises à la justice. Ces enregistrements doivent permettre aux enquêteurs de reconstituer précisément le déroulement des faits et d’évaluer les conditions dans lesquelles l’interpellation s’est déroulée.
La justice italienne a ordonné une autopsie afin de déterminer les causes médicales du décès. L’enquête devra notamment établir si l’immobilisation physique, l’usage du spray incapacitant ou d’autres circonstances liées à l’intervention ont pu jouer un rôle dans la mort du ressortissant marocain.
La sœur d’Abderrahim Fakir, citée par la presse italienne, a vivement contesté les circonstances du décès de son frère et demandé que toute la lumière soit faite sur cette affaire. La famille affirme également que l’homme souffrait de problèmes de santé, un élément qui pourrait être pris en compte par les enquêteurs et les experts médicaux pour comprendre les circonstances exactes du décès.
Dans les heures qui ont suivi le drame, des membres de la communauté marocaine ainsi que des habitants du quartier ont exprimé leur colère. Des slogans hostiles à la police ont notamment été entendus, alors que l’affaire suscite une forte émotion au sein de la communauté marocaine établie en Italie.
À ce stade, les circonstances exactes de la mort d’Abderrahim Fakir restent à établir. Les résultats de l’autopsie, les images des caméras-piétons et les autres éléments recueillis par la justice seront déterminants pour comprendre ce qui s’est passé lors de cette intervention policière à Bologne.

