Les autorités de la ville verte de Bouskoura ont procédé mardi au transfert des vendeurs de “mssemen” installés depuis des années aux abords de la forêt de Bouskoura. Ces derniers ont été réorientés vers le marché hebdomadaire, spécialement dédié aux activités commerciales.
Cette décision met fin à une longue présence de ces marchands dans ce lieu emblématique, donnant à l’opération une portée particulière, celle de concilier impératifs d’ordre urbain et respect des réalités sociales et économiques des intéressés.
Cette opération s’inscrit dans une vision plus large visant à mettre un terme aux installations anarchiques et à la désorganisation du principal accès à la ville. Ce dernier, considéré comme une vitrine urbaine, se doit de refléter l’image moderne et écologique que Bouskoura souhaite projeter, tout en valorisant l’usage collectif des espaces publics.
Elle s’est déroulée dans un climat de coopération et de compréhension, les commerçants ayant accepté avec responsabilité le transfert de leurs stands et activités vers leur nouvel emplacement. Le marché hebdomadaire devrait leur offrir des conditions plus adaptées, aussi bien en matière d’organisation que de sécurité sanitaire et professionnelle.
Ce déplacement contribue également à renforcer la sécurité environnementale et à protéger la forêt contre les risques d’incendies. Plusieurs vendeurs utilisaient en effet la cuisson directe pour préparer le “mssemen” et d’autres plats populaires, une pratique qui représentait une menace réelle pour le domaine forestier.
Réalisée dans le cadre d’une approche participative et concertée, cette initiative traduit la volonté des autorités locales de trouver un équilibre entre la préservation de l’ordre public et la protection des espaces communs, tout en garantissant la continuité économique des commerçants concernés.



