Le député néerlandais Geert Wilders, figure controversée de l’extrême droite, a provoqué une vive polémique en attribuant les récentes températures élevées aux Pays-Bas à ce qu’il a désigné comme une « influence climatique marocaine ». Une déclaration jugée absurde et discriminatoire par de nombreux observateurs.
Dans une intervention relayée par des médias locaux, le chef du Parti pour la liberté (PVV), coutumier des propos hostiles à l’encontre des populations d’origine étrangère, s’est emporté contre la hausse des températures estivales dans son pays, estimant qu’elles mettaient en péril ce qu’il qualifie d’« identité climatique néerlandaise ».
Wilders a ainsi dénoncé, sur un ton alarmiste, une « transformation du climat » qui rendrait selon lui les Pays-Bas comparables à des pays du sud, citant explicitement le Maroc. Il a notamment évoqué, avec une ironie grinçante, la météo à Rabat, plus douce que celle enregistrée aux Pays-Bas ces derniers jours, insinuant que la situation s’était « inversée ».
Profitant de ce contexte caniculaire, le dirigeant populiste a multiplié les attaques à l’encontre des communautés issues du Maghreb et de Turquie, laissant entendre que leur présence allait de pair avec un changement d’environnement, jusqu’à influencer le climat.
Ces propos, sans aucun fondement scientifique, ont été dénoncés comme xénophobes et irresponsables. Plusieurs voix au sein de la classe politique néerlandaise ont réagi en appelant à ne pas instrumentaliser les conditions météorologiques pour alimenter un discours de rejet et de division.

