Une possible confusion entre le nouveau billet de 100 dirhams et l’ancien billet de 200 dirhams a récemment attiré l’attention de l’Observatoire marocain pour la protection du consommateur. L’organisme dit avoir reçu plusieurs remarques et plaintes de citoyens et de commerçants signalant des erreurs involontaires lors de transactions en espèces, liées à une ressemblance visuelle jugée notable entre les deux coupures.
Dans un communiqué officiel, l’Observatoire précise que cette situation ne remet nullement en cause la fiabilité de la monnaie nationale et ne constitue ni un défaut monétaire ni une anomalie de conception. Il s’agit, selon ses termes, d’un chevauchement visuel partiel pouvant se manifester dans certaines conditions spécifiques.
Cette ressemblance s’explique principalement par la proximité des dimensions des billets et par des couleurs dominantes similaires, notamment des teintes brunes tirant vers le rouge. La rapidité des échanges commerciaux ou un éclairage insuffisant peuvent accentuer le risque de confusion, en particulier chez les personnes âgées ou celles souffrant de troubles visuels.
L’Observatoire rappelle toutefois que les différences entre les deux billets restent clairement identifiables dès lors qu’une attention minimale est portée. Chaque coupure comporte un chiffre apparent indiquant sa valeur faciale, ainsi que des éléments de sécurité distincts tels que le fil de sécurité, le filigrane ou l’impression en relief. Le nouveau billet de 100 dirhams intègre par ailleurs des technologies de protection plus avancées que l’ancienne version du billet de 200 dirhams.
S’inscrivant dans une démarche de prévention, cette alerte vise avant tout à renforcer la vigilance lors des paiements et encaissements en espèces. L’Observatoire appelle les citoyens à vérifier systématiquement les billets reçus et invite les commerçants à redoubler d’attention afin de préserver la confiance dans les transactions quotidiennes.

