Le commentateur suisse David Lemos a vivement critiqué la FIFA à l’issue de la Coupe du monde 2026, dénonçant une compétition qu’il juge trop marquée par l’argent et la politique. En direct sur la RTS, le journaliste a évoqué le prix des billets, les difficultés d’accès au territoire américain pour certains supporters et professionnels, le traitement réservé à l’équipe d’Iran, l’affaire Folarin Balogun ainsi que l’intervention politique dans les affaires sportives. Sa sortie a rapidement suscité de nombreuses réactions favorables sur les réseaux sociaux.
Alors que l’Espagne célébrait son sacre et que la cérémonie de remise du trophée touchait à sa fin, David Lemos a choisi de livrer une analyse particulièrement sévère du Mondial 2026. Le commentateur de la Radio Télévision Suisse (RTS), diffuseur officiel de la compétition en Suisse, a estimé que cette édition restera comme « la Coupe du monde la plus mercantile de l’histoire », tout en la qualifiant également de « l’une des plus politisées ».
Le journaliste a d’abord pointé le poids croissant de l’argent dans le football international. Il a notamment dénoncé le coût des billets, estimant que de nombreux passionnés disposant de revenus modestes ont dû payer un prix particulièrement élevé pour assister aux rencontres. Selon les chiffres évoqués dans les différents articles consacrés à cette polémique, le prix moyen des billets aurait progressé de 35 % par rapport à la précédente Coupe du monde, tandis qu’une place pour la finale était annoncée à partir de 9 500 dollars.
Pour David Lemos, le problème ne s’est toutefois pas limité au prix d’accès aux stades. Il a également rappelé que certains supporters, journalistes et membres du corps arbitral n’ont pas pu se rendre sur place en raison de restrictions liées à leur nationalité. Il a notamment cité le cas de l’arbitre somalien Omar Artan, pourtant sélectionné par la FIFA pour participer à la compétition.
Le commentateur suisse a ensuite évoqué le cas de l’équipe nationale iranienne, estimant que celle-ci n’avait pas pu participer au tournoi dans des conditions équitables. Sans s’attarder sur les détails, il a dénoncé ce qu’il considère comme un traitement « inacceptable » de la sélection iranienne.
Autre sujet abordé dans sa tirade : l’affaire Folarin Balogun. David Lemos a fait référence à l’intervention présumée d’un responsable politique auprès du président de la FIFA afin d’obtenir l’annulation de la suspension d’un joueur. Une situation qui, selon lui, illustre l’influence croissante de la politique sur les décisions liées au football.
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« Un politique s’est immiscé au cœur du jeu », a-t-il notamment déploré, rappelant que la FIFA défend régulièrement l’idée d’un football indépendant des considérations politiques. Cette séquence a particulièrement retenu l’attention des internautes, qui ont largement relayé les propos du journaliste suisse sur les réseaux sociaux.
David Lemos a également critiqué le format et le déroulement des matches, faisant allusion aux pauses fraîcheur qui ont ponctué les rencontres et donné, selon lui, l’impression que les parties étaient découpées en « quatre quart-temps ». Il a aussi dénoncé la durée de la pause de la finale, proche de 30 minutes, qu’il a rapprochée du modèle du Super Bowl et de la place croissante accordée au spectacle autour des grands événements sportifs.
Au terme de son intervention, le journaliste a résumé sa critique en deux mots : « argent » et « pouvoir ». Il a estimé qu’une véritable crise de confiance s’était installée entre une partie des acteurs du football et la FIFA, prédisant que les importantes retombées financières de la compétition pourraient inciter certaines fédérations et personnalités du football à garder le silence.
La sortie de David Lemos a été largement saluée par des internautes, certains estimant qu’il avait « parfaitement résumé les échecs » de cette Coupe du monde 2026. D’autres ont applaudi le courage d’un journaliste travaillant pour le diffuseur officiel de la compétition, qui a choisi de critiquer ouvertement l’événement alors même que sa chaîne en assurait la couverture.
Le commentateur suisse a finalement formulé le souhait que les controverses qui ont marqué le Mondial servent de leçon pour l’avenir. La prochaine Coupe du monde, prévue en 2030 en Espagne, au Portugal et au Maroc, sera ainsi l’occasion de voir si certaines des critiques soulevées autour de l’édition 2026 trouveront une réponse.

