À quelques mois de la Coupe du monde 2026, un détail en apparence anodin vient raviver une polémique encore loin d’être refermée. Le nouveau maillot du Sénégal, dévoilé par Puma, n’arbore qu’une seule étoile, celle du sacre à la CAN 2021. Une absence qui n’a rien d’anecdotique dans un contexte où le titre de 2025 continue de faire débat.
Sur le plan officiel, le débat est pourtant tranché. La Confédération africaine de football a attribué la CAN 2025 au Maroc, seul détenteur reconnu du titre dans les registres. Dans ce contexte, le choix de Puma d’apposer une unique étoile sur le maillot sénégalais apparaît surtout comme une mise en conformité avec la réalité réglementaire. La polémique, elle, semble davantage entretenue dans certains médias sénégalais, alors que côté marocain, la question ne se pose pas : le trophée est acquis et inscrit au palmarès.
La Fédération sénégalaise de football a tenté de désamorcer la controverse en invoquant des « contraintes purement industrielles ». Selon elle, la production des maillots avait été lancée dès août 2025, bien avant le dénouement du tournoi, rendant toute modification impossible dans les délais. Une explication technique qui peine toutefois à masquer le mailaise.
Car au-delà du textile, c’est bien la question de la légitimité qui ressurgit. Dans le football, les étoiles ne racontent pas des impressions, mais des titres validés. Et à ce jeu-là, c’est aujourd’hui le Maroc qui figure au palmarès officiel de l’édition 2025, renforçant la portée d’une décision juridique venue clore un feuilleton inédit dans l’histoire du football africain.
La FSF promet désormais des maillots avec une deuxième étoile, annoncés pour septembre 2026, sans doute le temps de laisser au recours devant le Tribunal arbitral du sport une chance de réécrire le palmarès. Une projection optimiste qui en dit long, sur le terrain comme dans les instances, certains titres semblent encore en attente de validation… ou d’imagination.
Au final, l’histoire retiendra moins les polémiques que les faits. Une finale ne se gagne pas dans la confusion ni en quittant la pelouse, mais dans le respect du jeu et de ses règles. Pendant que certains s’accrochent à des récits contestés, le palmarès, lui, est sans appel : le Maroc est champion. Et à l’heure où les symboles comptent, l’étoile qui fait foi n’est pas celle que l’on revendique, mais celle que l’on mérite et que les instances reconnaissent.


