Le procès du propriétaire du groupe City Club a été renvoyé au 17 mars par la chambre criminelle près la Cour d’appel de Casablanca. Cette décision intervient après un débat juridique nourri autour des exceptions de procédure soulevées par la défense, dans un dossier à forte résonance médiatique mêlant accusations pénales et contestations formelles.
Poursuivi devant la juridiction présidée par le conseiller Ali Tarchi, Jonathan Harroch, propriétaire du groupe City Club, fait face à plusieurs accusations, notamment des faits présumés de pressions et de chantage à caractère sexuel. L’affaire est examinée par la Cour d’appel de Casablanca depuis son renvoi en octobre dernier, à l’issue de l’instruction menée par le juge compétent.
Lors de l’audience, la défense a formulé six requêtes, dont la convocation de l’officier de police judiciaire ayant rédigé les procès-verbaux, en particulier celui relatif à l’interpellation effectuée à l’aube, vers 5h30. Les avocats contestent la régularité des documents, évoquant des incohérences susceptibles, selon eux, d’entacher la procédure de nullité. Ils ont également demandé l’audition de dix personnes supplémentaires et la présence d’un traducteur assermenté lors des interrogatoires.
Le ministère public, représenté par le procureur général du Roi, a défendu la légalité de l’arrestation et la conformité des actes d’enquête aux règles de procédure pénale. Selon le parquet, la loi permet le recours à toute personne maîtrisant la langue concernée pour assister à la rédaction des procès-verbaux, sans obligation de traducteur assermenté à ce stade.
L’enquête fait état de déclarations détaillées de six plaignantes entendues par le juge d’instruction. Deux autres jeunes femmes avaient été interpellées en compagnie de l’accusé dans un hôtel de Casablanca. Le dossier mentionne également des mandats de recherche pour des chèques sans provision ainsi que la saisie de cocaïne lors de l’arrestation. Placé en détention provisoire à la prison d’Oukacha, le mis en cause rejette l’ensemble des accusations.
La prochaine audience devra trancher sur les exceptions soulevées avant l’examen du fond, dans une affaire suivie de près par l’opinion publique au Maroc.

