Le Maroc figure parmi les pays africains les plus touchés par les attaques par déni de service distribué (DDoS) au cours du premier semestre 2025, selon un rapport de NETSCOUT SYSTEMS, spécialiste de la cybersécurité. Avec près de 75 000 attaques enregistrées, le royaume se classe juste derrière l’Afrique du Sud, qui en a subi plus de 213 000.
Le rapport indique que les secteurs des télécommunications et de la recherche et développement au Maroc sont particulièrement exposés aux intrusions numériques. Ces attaques ne reflètent pas seulement une menace technique, mais mettent aussi en lumière la vulnérabilité des infrastructures critiques face à l’essor du numérique et à l’interconnexion croissante des systèmes.
Une vulnérabilité amplifiée par les tensions globales
Selon NETSCOUT, la hausse des cyberattaques est en partie liée aux tensions politiques mondiales, qui ont un effet direct sur la fréquence et l’intensité des attaques. Dans ce contexte, le Maroc apparaît comme un acteur ciblé en raison de sa position stratégique et de son développement numérique rapide.
Des risques en constante augmentation
Brian Haman, directeur régional Afrique chez NETSCOUT, souligne que la sophistication et l’ampleur des attaques représentent une menace sérieuse pour le cyberespace marocain. Il insiste sur la nécessité de renforcer les systèmes de protection et de développer des stratégies nationales pour sécuriser les infrastructures critiques, notamment dans les secteurs les plus vulnérables.
Durant le premier semestre 2025, les attaques globales ont dépassé les 8 millions, avec un volume atteignant 1,5 milliard de paquets de données par seconde et des pics de vitesse à 3,12 térabits par seconde. Si le Maroc n’est pas l’épicentre mondial, sa forte exposition souligne la nécessité d’une vigilance accrue et de mesures de cybersécurité renforcées pour protéger ses institutions et son économie numérique.

