Le Maroc est en deuil ce samedi matin après l’annonce du décès du célèbre récitant Abdelaziz El Karâani, emporté par un long et douloureux combat contre le cancer. Il s’est éteint dans une clinique privée de Bouskoura, en périphérie de Casablanca.
Reconnu bien au-delà des frontières marocaines, Abdelaziz El Karâani était apprécié pour la douceur de sa voix et la profondeur spirituelle de ses récitations. Sa manière humble, recueillie et profondément émotive de réciter le Coran avait fait de lui une figure de référence dans le paysage des récitants marocains, attirant des auditeurs en quête de sérénité et de ferveur.
L’annonce de sa disparition a provoqué une onde de choc parmi ses admirateurs et ses pairs, tant au Maroc qu’à l’étranger. Les hommages affluent sur les réseaux sociaux, saluant non seulement son talent exceptionnel dans la récitation, mais aussi sa modestie, sa bienveillance et sa présence chaleureuse dans les grands événements religieux.
Né et élevé au Maroc dans un environnement profondément imprégné de valeurs spirituelles, El Karâani s’est attaché dès son plus jeune âge au Livre sacré. Il commence à mémoriser le Coran à l’âge de cinq ans, encadré par son oncle, lui-même enseignant du Coran dans un kouttab traditionnel. Ce parcours précoce marque le début d’une vocation qui le mènera à représenter dignement le Maroc dans de nombreuses manifestations nationales et internationales.
La disparition d’Abdelaziz El Karâani constitue une perte immense pour l’école coranique marocaine. Mais il laisse derrière lui un héritage sonore précieux – des enregistrements qui continueront d’inspirer et d’émouvoir – ainsi qu’un souvenir vivant dans le cœur de ceux qui ont été touchés par la grâce de sa voix et l’humilité de son être.

