Vendredi, en pleine journée, une scène d’une rare violence a semé la panique dans une agence bancaire du quartier Ben M’sik à Casablanca. Alors que la ville était plongée dans le recueillement de la prière hebdomadaire, un individu masqué a surgi dans les locaux de l’établissement, armé d’un couteau et mû par une détermination glaçante.
Sans un mot, il s’en est pris à l’agent de sécurité posté à l’entrée, le blessant grièvement à la jambe dans un acte brutal destiné à neutraliser toute opposition. L’irruption, soudaine et calculée, a plongé les employés présents dans un état de stupeur mêlé de terreur. Menacés par l’arme blanche, ils n’ont eu d’autre choix que d’obéir aux ordres de leur agresseur, qui les a contraints à remplir un sac avec une somme avoisinant les 200.000 dirhams, puis a tenté de prendre la fuite avec son butin.
Mais le sort en a voulu autrement.
À peine avait-il quitté l’agence qu’il est tombé nez à nez avec une patrouille de police en ronde dans les environs. Repérant immédiatement le comportement suspect du jeune homme, les agents ont entamé une poursuite qui s’est soldée, quelques instants plus tard, par son arrestation.
Âgé de 18 ans, le suspect n’était pas dans un état normal au moment des faits. Selon des informations recueillies, il aurait consommé des substances altérant le jugement. Plus troublant encore : nos sources affirment que le jeune homme habite non loin de l’agence visée. Il connaissait donc parfaitement les lieux, et aurait même planifié son acte depuis quelque temps, choisissant le moment de la prière du vendredi pour frapper, convaincu que le personnel serait moins nombreux.
Une perquisition menée à son domicile a permis de saisir plusieurs objets électroniques, notamment des téléphones et des ordinateurs. Quant à la somme volée, elle a pu être récupérée et restituée à l’agence bancaire.
L’agent de sécurité blessé a été pris en charge rapidement par les services d’urgence et se remet de sa blessure. L’enquête se poursuit pour établir avec précision les motivations du suspect, mais d’ores et déjà, l’affaire soulève de nombreuses interrogations sur l’état psychologique du jeune homme et sur les influences qui ont pu le pousser à commettre un tel acte, en pleine journée, dans un quartier très fréquenté.
Ce jour-là, Ben M’sik a frôlé le drame. Et c’est grâce à la vigilance des forces de l’ordre que la situation n’a pas viré au cauchemar.

