À deux jours du huitième de finale de la Coupe du monde 2026 entre le Maroc et le Canada, prévu samedi à Houston, le sélectionneur canadien Jesse Marsch a livré un hommage appuyé aux Lions de l’Atlas. Dans un entretien accordé au quotidien américain USA Today, le technicien américain a reconnu que préparer une rencontre face aux hommes de Mohamed Ouahbi représentait l’un des défis les plus complexes de ce Mondial. Il est même allé jusqu’à qualifier cette préparation de « cauchemar sanglant et horrible », tout en estimant que le Maroc figurait parmi les équipes les plus redoutables du tournoi.
Le Canada disputera pour la première fois de son histoire un huitième de finale de Coupe du monde, mais l’optimisme né de cette qualification se heurte à un adversaire en pleine confiance. Les Lions de l’Atlas arrivent avec un parcours convaincant, marqué notamment par leur qualification aux dépens des Pays-Bas au terme d’une rencontre intense conclue lors de la séance des tirs au but.
Jesse Marsch ne cache pas la difficulté de la mission qui attend son équipe. « Préparer un match contre le Maroc, c’est comme vivre un cauchemar sanglant et horrible. Je n’ai même pas envie de les regarder jouer. Ils sont trop forts », a-t-il lancé, illustrant le respect qu’inspire aujourd’hui la sélection marocaine auprès de ses adversaires.
Le sélectionneur canadien a particulièrement insisté sur la solidité collective des Lions de l’Atlas. Selon lui, la sélection marocaine se distingue autant par sa maîtrise technique que par sa capacité à contrôler le rythme des rencontres grâce à un milieu de terrain performant. À cela s’ajoutent une remarquable stabilité défensive et une impressionnante série d’invincibilité qui confirment la progression constante du football marocain sur la scène internationale.
Malgré ces éloges, Jesse Marsch refuse d’aborder ce rendez-vous avec un complexe d’infériorité. Le technicien estime que le statut d’outsider peut constituer un avantage psychologique pour ses joueurs. « Nous voulons être ici et nous nous attendions à être ici. Nous savons que beaucoup vont nous considérer comme outsiders, mais c’est justement une opportunité. Nous voulons réaliser le meilleur match de notre vie. Si nous y parvenons, nous aurons une chance », a-t-il assuré.
Le sélectionneur canadien voit également un élément susceptible de rééquilibrer les débats. Les Lions de l’Atlas sortent d’un huitième de finale particulièrement exigeant contre les Pays-Bas, disputé jusqu’au bout des prolongations avant de décrocher leur qualification. Le Canada espère profiter de cette dépense physique supplémentaire, sans pour autant bouleverser son identité de jeu. Jesse Marsch privilégie quelques ajustements tactiques ciblés plutôt qu’un changement de philosophie.
Cette confrontation, qui se disputera à Houston, s’annonce comme l’une des affiches les plus attendues de ces huitièmes de finale. Le Maroc cherchera à confirmer son statut de prétendant sérieux au titre mondial, tandis que le Canada tentera de prolonger un parcours déjà historique. Le vainqueur retrouvera en quarts de finale le gagnant du duel entre la France et le Paraguay.

