Novo Nordisk a réuni plus de 450 professionnels de santé venus de 15 pays africains à l’occasion du Sommet panafricain REACH 2026, organisé du 17 au 19 juin au Caire. À travers cette rencontre scientifique, le groupe pharmaceutique a placé au cœur des débats les défis liés aux maladies cardiométaboliques, en particulier le diabète de type 2, l’obésité et les maladies cardiovasculaires, dont la progression exerce une pression croissante sur les systèmes de santé du continent.
L’événement avait pour objectif de renforcer les compétences des professionnels de santé, de favoriser le partage des données scientifiques les plus récentes et de promouvoir des parcours de soins plus intégrés, multidisciplinaires et centrés sur le patient. Plus largement, REACH 2026 ambitionne d’accompagner les pays africains dans l’amélioration de la prévention, du dépistage et de la prise en charge des maladies chroniques non transmissibles.
Le lancement du programme a été marqué, le 17 juin, par l’Africa Digital Opinion Leaders Summit. Cette rencontre a rassemblé des leaders d’opinion digitaux de plusieurs pays africains autour de sessions dédiées à la communication scientifique et à l’utilisation responsable des plateformes numériques. Les participants ont échangé sur les moyens de renforcer la sensibilisation aux maladies chroniques et d’améliorer les interactions entre les professionnels de santé et les patients grâce aux outils numériques.
La même journée a également accueilli l’Africa Sema Rising Star Speaker Training, une initiative consacrée au développement des compétences en communication scientifique. Le programme vise à former une nouvelle génération d’experts africains capables de transmettre les données cliniques avec précision, pédagogie et rigueur, tout en contribuant à une meilleure information du grand public sur les maladies cardiométaboliques.
Les 18 et 19 juin, l’Africa Cardiometabolic Summit a constitué le principal temps fort scientifique de REACH 2026. Les discussions ont porté sur les évolutions de la prise en charge du diabète de type 2, de l’obésité et des maladies cardiovasculaires, ainsi que sur les stratégies thérapeutiques fondées sur les preuves scientifiques les plus récentes.
Les spécialistes ont également abordé les difficultés rencontrées pour appliquer ces nouvelles connaissances dans des contextes sanitaires très différents selon les pays africains. Les échanges ont souligné l’intérêt d’un dépistage plus précoce, d’une coopération renforcée entre les différentes spécialités médicales et d’une meilleure coordination des parcours de soins afin d’améliorer les résultats cliniques des patients.
Au Maroc, ces enjeux rejoignent les priorités actuelles de santé publique. Le diabète et l’obésité continuent de représenter un défi majeur, en raison notamment des diagnostics tardifs et d’une prise en charge souvent limitée aux seuls traitements médicaux. Les experts rappellent que la lutte contre ces maladies passe également par le dépistage précoce, l’éducation thérapeutique, un suivi coordonné entre les professionnels de santé ainsi que la réduction de la stigmatisation, particulièrement dans le cas de l’obésité.
« En Afrique, les systèmes de santé font face à un fardeau croissant lié à des maladies cardiométaboliques étroitement connectées, telles que l’obésité, le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires », a déclaré Malika de Maillard, Associate Vice President de Novo Nordisk Business Area Africa. Selon elle, la réponse à cette évolution nécessite un écosystème de soins davantage connecté, associant recherche scientifique, collaboration multidisciplinaire et investissement durable dans la formation des professionnels de santé afin d’offrir aux patients une prise en charge fondée sur les preuves.
Les données de la Fédération internationale du diabète illustrent l’ampleur du défi. Plus de 52 millions d’adultes vivent actuellement avec le diabète dans la région africaine, un nombre qui pourrait dépasser les 108 millions d’ici 2050. Au Maroc, près de 2,9 millions d’adultes âgés de 20 à 79 ans étaient concernés en 2024, avec une projection de 4,2 millions à l’horizon 2050.
Parallèlement, la progression du surpoids et de l’obésité continue d’alimenter l’augmentation des complications cardiométaboliques. Les estimations indiquent que le nombre d’adultes africains en situation de surpoids ou d’obésité pourrait passer d’environ 107 millions en 2010 à 263 millions en 2030. Cette évolution renforce la nécessité de développer des politiques combinant prévention, dépistage, accompagnement des patients et amélioration de l’accès aux soins.
Le professeur Hani Sabbour, cardiologue et Assistant Professor of Cardiology à Brown University, installé aux Émirats arabes unis, estime que le Sommet REACH met en lumière un ensemble particulièrement complet de données scientifiques couvrant les dimensions cardiovasculaire, rénale et métabolique des maladies chroniques. Il souligne également l’importance croissante de l’obésité dans le développement des maladies hépatiques et d’autres complications associées. Selon lui, cette plateforme scientifique constitue un levier essentiel pour diffuser plus d’une décennie de recherche clinique ayant démontré un impact tangible sur la prise en charge des patients.
Le Sommet REACH 2026 illustre l’engagement de Novo Nordisk aux côtés des communautés médicales africaines pour faire progresser les connaissances scientifiques, renforcer les compétences des professionnels de santé et soutenir le développement de systèmes de soins cardiométaboliques plus performants, mieux coordonnés et centrés sur les besoins des patients.

