Le Maroc poursuit ses efforts pour verdir son industrie automobile. Réunis à Rabat à l’initiative de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et de ses partenaires, des représentants des secteurs public et privé, des experts ainsi que des acteurs du développement ont examiné les résultats d’une étude consacrée à la chaîne de valeur de l’industrie automobile marocaine et aux perspectives offertes par l’économie circulaire.
Cette rencontre, organisée au sein du ministère de l’Industrie et du Commerce, s’inscrit dans le cadre du projet « Green Forward Industry Morocco », financé par l’Union européenne et mis en œuvre en partenariat avec le ministère de l’Industrie et du Commerce ainsi que le ministère de la Transition énergétique et du Développement durable. L’objectif est de renforcer la durabilité du secteur automobile national tout en identifiant de nouvelles opportunités industrielles liées à la transition écologique.
Les travaux ont permis de présenter les principaux enseignements de l’étude consacrée à la cartographie de la chaîne de valeur automobile au Maroc. Les recommandations formulées mettent l’accent sur une utilisation plus efficiente des ressources, la réduction des déchets industriels et l’intégration progressive des principes de l’économie circulaire dans les différents maillons de la filière.
Les échanges ont également porté sur les défis auxquels fait face le secteur, mais aussi sur les opportunités qu’offre l’essor des véhicules électriques et hybrides. Une attention particulière a été accordée aux batteries, considérées comme un levier stratégique pour l’avenir de l’industrie automobile. Les participants ont ainsi exploré les possibilités de développer au Maroc une chaîne de valeur locale dédiée à la collecte, au recyclage et à la valorisation des matériaux issus de ces équipements.
La session consacrée à l’économie circulaire des batteries de véhicules électriques et hybrides a mis en lumière le potentiel du Royaume pour attirer de nouveaux investissements industriels. Le développement d’activités liées à la récupération des matières premières stratégiques et au recyclage pourrait contribuer à renforcer l’intégration industrielle locale tout en répondant aux exigences croissantes de la mobilité bas carbone à l’échelle mondiale.
Les intervenants ont souligné que la compétitivité future de l’industrie automobile marocaine dépendra en partie de sa capacité à adopter des modèles de production plus durables. Dans cette perspective, l’expérience de plusieurs pays engagés dans l’économie circulaire constitue une source d’inspiration pour accélérer la transformation du secteur et favoriser l’émergence de partenariats entre industriels, institutions publiques et centres d’expertise.
Cette dynamique intervient alors que le marché mondial des véhicules électriques poursuit sa croissance et que le Maroc consolide sa position parmi les principales plateformes industrielles automobiles du continent africain. L’intégration des principes de l’économie circulaire apparaît désormais comme un axe complémentaire à la stratégie industrielle nationale, avec l’ambition de réduire l’empreinte environnementale de la filière tout en créant de nouvelles opportunités économiques.
À travers cette démarche, le Royaume cherche à renforcer son attractivité auprès des investisseurs engagés dans la transition verte et à se positionner comme un hub régional de l’automobile durable, capable d’accompagner les mutations profondes qui redessinent l’industrie mondiale de la mobilité.

