La justice marocaine a prononcé une lourde peine à l’encontre de Mohamed Moubdii, ancien ministre chargé de la Fonction publique, reconnu coupable dans une affaire liée à la gestion de fonds publics.
La Cour d’appel de Casablanca a condamné l’ex-responsable politique, également figure influente du Mouvement Populaire, à 13 années de réclusion ferme. L’affaire porte sur plusieurs accusations liées à des irrégularités financières et administratives.
Avant son arrestation, Mohamed Moubdii occupait la présidence du groupe parlementaire de son parti à la Chambre des représentants. Il avait également dirigé la ville de Fkih Ben صالح durant six mandats successifs.
Outre la peine d’emprisonnement, la juridiction a ordonné le versement d’une indemnisation de 30 millions de dirhams, soit près de 2,8 millions d’euros. Les magistrats ont rejeté les arguments de défense de l’ancien ministre, qui a toujours contesté les accusations retenues contre lui.
Âgé de 72 ans, l’ex-dirigeant a été reconnu coupable de plusieurs infractions, notamment détournement et dilapidation de fonds publics, corruption, trafic d’influence, falsification de documents administratifs, abus de pouvoir ainsi que faits de corruption active et passive.
Son interpellation remontait à 2023, après une plainte déposée par l’Association marocaine de protection des deniers publics. L’organisation soupçonnait des anomalies dans la gestion financière de la commune de Fkih Ben Salah, située au centre du Royaume.
Mohamed Moubdii administrait cette ville depuis 1997 jusqu’à son arrestation. L’enquête judiciaire a finalement abouti à sa condamnation pour plusieurs crimes financiers et administratifs graves.
La procédure avait été déclenchée à la suite d’un signalement effectué par la section Casablanca-Settat de l’Association marocaine de protection des biens publics.

