Le rideau s’ouvrira à nouveau cet été sur Harhoura. Le réalisateur et directeur du festival Ciné Plage, Abdelwahad Mejhad, a annoncé aujourd’hui, mardi 26 août, lors d’une conférence de presse tenue à l’hôtel L’Aventréte à Témara, la tenue de la sixième édition de cette manifestation cinématographique, après une année blanche en 2024 faute de financements.
S’il s’est réjoui de pouvoir relancer l’événement, le fondateur n’a pas caché son amertume face au soutien public jugé insuffisant. Le comité d’aide aux festivals cinématographiques n’a en effet accordé que 150 000 dirhams à l’organisation, une enveloppe qualifiée de « dérisoire » au regard de l’ampleur du programme, qui mêle projections en plein air, rencontres artistiques, ateliers de formation et activités sportives pour les participants.
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Interrogé sur la ressemblance avec le festival « Cinéma Plage », initié par le ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication dans plusieurs villes côtières, Mejhad a tenu à marquer la différence. Selon lui, l’idée de proposer un cinéma « sans murs et sous les étoiles » émane dès l’origine de l’association marocaine Art Sans Frontières, et Ciné Plage Harhoura conserve son identité propre, indépendante de toute autre initiative.
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L’un des points distinctifs du festival demeure son hommage appuyé aux artistes : une dotation de 30 000 dirhams est remise à la personnalité honorée, qu’elle appartienne à la génération des pionniers ou à celle des talents émergents. L’événement propose également des masterclasses et des ateliers ouverts au public, renforçant sa vocation de plateforme d’échanges et de transmission.
Pour cette édition 2025, le directeur annonce une programmation « 100 % nationale », tant au niveau des invités que des films projetés et de la couverture médiatique. Toutefois, il reconnaît que certaines ambitions, comme l’aménagement d’une bibliothèque de plage, ont dû être reportées, faute de ressources suffisantes.


