Dans un contexte économique mondial en pleine mutation, la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) s’affirme comme un acteur clé du développement économique du pays. Lors de son dernier conseil d’administration, qui s’est tenu le 20 septembre 2024, plusieurs enjeux cruciaux ont été abordés, mettant en lumière les priorités pour la rentrée économique.
Focus sur l’investissement et l’eau
L’un des axes majeurs discutés concerne la nécessité d’attirer davantage d’investissements. Dans un climat où la concurrence internationale est de plus en plus féroce, la CGEM entend renforcer l’attractivité du Maroc en améliorant les conditions d’investissement. Cela passe par des réformes structurelles et la simplification des démarches administratives, qui sont souvent perçues comme des freins par les investisseurs potentiels.
L’accès à l’eau, considéré comme une ressource vitale, a également été mis en avant. Face aux enjeux liés au changement climatique et à la gestion durable des ressources, la CGEM s’engage à collaborer avec les instances gouvernementales pour garantir une gestion optimale de cette ressource essentielle. En effet, la disponibilité de l’eau est déterminante pour de nombreux secteurs, notamment l’agriculture et l’industrie, et doit donc être au cœur des stratégies de développement.
Les nouvelles nominations et la gouvernance
Le conseil d’administration a aussi été l’occasion d’annoncer plusieurs nominations au sein de la CGEM. Ces changements visent à dynamiser l’organisation et à renforcer ses capacités d’action. Parmi les nouvelles figures, des présidents de conseils d’affaires ont été désignés pour représenter des secteurs clés tels que l’agroalimentaire, la technologie et le tourisme. Ces personnalités apportent une expertise précieuse et devraient contribuer à une meilleure représentation des intérêts des entreprises marocaines.
Cette évolution dans la gouvernance de la CGEM s’inscrit dans une volonté de modernisation et d’adaptation aux enjeux actuels. En associant des leaders d’opinion et des experts sectoriels, la CGEM espère renforcer son poids et son influence dans les discussions économiques au niveau national et international.
Par ailleurs, lors de ce Conseil d’Administration, les administrateurs de la CGEM ont approuvé la nomination des Présidents de Conseils d’affaires ci-après :
Les attentes vis-à-vis du PLF 2025
Un autre point majeur abordé lors de cette réunion concerne le projet de loi de finances (PLF) pour 2025. La CGEM a exprimé ses attentes concernant plusieurs aspects, notamment en matière de fiscalité et de soutien à l’emploi. Les entreprises espèrent des mesures incitatives qui leur permettront de se développer tout en créant de nouveaux emplois. La réduction des charges fiscales, en particulier pour les PME, est jugée essentielle pour stimuler la croissance.
Les discussions autour du droit de grève ont également fait surface. La CGEM appelle à un dialogue constructif avec les syndicats pour trouver un équilibre entre les droits des travailleurs et les besoins des employeurs. La préservation d’un climat social serein est considérée comme une condition sine qua non pour le développement économique.
Une vision pour l’avenir
À travers ces réflexions, la CGEM se positionne comme un catalyseur d’initiatives innovantes. L’organisation souligne l’importance d’une collaboration étroite entre le secteur privé et les pouvoirs publics pour relever les défis économiques du pays. La concertation est perçue comme une clé pour construire un avenir économique durable et résilient.
Les entreprises marocaines doivent se préparer à une rentrée économique qui s’annonce déterminante. Les orientations de la CGEM, axées sur l’investissement, la gestion des ressources en eau, et l’amélioration du cadre légal, visent à créer un environnement propice à la croissance. La mise en œuvre de ces priorités nécessitera des efforts concertés de tous les acteurs impliqués, mais elle pourrait offrir de nouvelles perspectives prometteuses pour l’économie marocaine.


