Une étude récente révèle que les prix de l’eau en bouteille au Maroc sont parmi les plus élevés en Afrique du Nord, avec des tarifs atteignant 6,27 MAD à Rabat et 5,96 MAD à Casablanca pour une bouteille de 1,5 litre. Ces données, recueillies par Numbeo et mises à jour en septembre 2024, révèlent que les tarifs varient considérablement d’une ville à l’autre, allant du simple au triple, voire plus.
En tête de ce classement, Rabat et Casablanca, les deux plus grandes villes du Maroc, affichent respectivement des prix de 6,27 MAD et 5,96 MAD pour une bouteille de 1,5 litre d’eau. Ces prix, relativement élevés comparés aux autres villes de la région, reflètent en partie le développement économique et l’urbanisation rapide du Royaume, ainsi que l’augmentation de la demande en eau potable.
En comparaison, Alger, la capitale algérienne, offre des prix bien plus accessibles, avec un tarif moyen de 3,19 MAD pour la même quantité d’eau. Cette différence notable s’explique notamment par les politiques gouvernementales en matière de subventions sur les produits de première nécessité en Algérie.
Dans d’autres villes du Maghreb, comme Tunis et Tripoli, le prix de l’eau en bouteille reste également abordable. À Tunis, on observe un tarif de 2,98 MAD, tandis qu’à Tripoli, il s’établit à 2,47 MAD. Ces chiffres montrent une certaine stabilité des prix dans ces pays, malgré les crises économiques et politiques qui peuvent affecter ces régions.
En revanche, l’Égypte se distingue par les tarifs les plus bas de cette étude. Au Caire, une bouteille d’eau de 1,5 litre coûte en moyenne 1,95 MAD, et à Alexandrie, le prix descend encore plus bas, à 1,85 MAD. Ce faible coût peut être attribué à la forte concurrence sur le marché des biens de consommation dans le pays, ainsi qu’à la disponibilité relative de l’eau douce dans certaines zones.
Cette analyse des prix de l’eau en Afrique du Nord met en lumière des écarts qui traduisent non seulement les différences de pouvoir d’achat, mais également les politiques locales d’approvisionnement et de gestion des ressources en eau. Alors que certains pays investissent dans des infrastructures de dessalement ou importent de l’eau, d’autres continuent de subventionner ce produit essentiel pour le rendre accessible au plus grand nombre.
Toutefois, cette disparité des prix pourrait également indiquer des défis plus profonds à venir pour la région. Avec l’augmentation de la demande en eau et les impacts du changement climatique, il devient impératif pour les gouvernements de trouver des solutions durables pour garantir un accès équitable à l’eau potable à des prix raisonnables.


