Les prix des carburants au Maroc connaîtront une nouvelle baisse à compter du lundi 16 septembre 2024, selon des informations obtenues auprès des professionnels du secteur. Le prix du litre d’essence reculera d’environ 30 centimes, tandis que celui du gasoil sera réduit de 20 centimes par litre, avec des variations selon les distributeurs. Cette réduction vient s’ajouter à une baisse précédente du début du mois, où l’essence avait déjà baissé de 40 centimes et le gasoil de 30 centimes.
Malgré ces ajustements, le Maroc reste l’un des pays africains où le prix des carburants est le plus élevé, se classant en quatrième position, après la Centrafrique, le Sénégal, les Seychelles et le Zimbabwe. Ce niveau de prix élevé s’explique par la dépendance quasi totale du Maroc aux importations de carburants. Contrairement aux pays producteurs de pétrole, le Maroc ne bénéficie pas d’une production nationale pour amortir les variations des cours internationaux.
Cette situation suscite régulièrement des critiques des consommateurs et des syndicats, qui demandent que la baisse des prix mondiaux du pétrole soit davantage répercutée à la pompe. Bien que cette réduction soit notable, elle est jugée insuffisante par certains, en raison de la hausse du coût de la vie et de la faiblesse du pouvoir d’achat.
Pour atténuer l’impact de ces fluctuations, le gouvernement marocain a mis en place une aide financière directe destinée aux transporteurs. Ce soutien, qui bénéficie aux taxis, autobus, camions et autres véhicules de transport de marchandises et de voyageurs, vise à alléger l’effet des hausses des prix du carburant sur les secteurs essentiels de l’économie. Malgré cela, cette aide ne compense pas totalement l’augmentation des charges opérationnelles liées aux carburants.
Les baisses de prix actuelles offrent donc un répit temporaire aux ménages marocains, qui espèrent une stabilisation durable des coûts des produits de première nécessité, y compris le carburant, dans un contexte d’incertitude sur les marchés internationaux.

