Prix du carburant : ce que les automobilistes marocains vont payer à partir de demain
La hausse des prix des carburants se confirme au Maroc. À partir du lundi 16 mars 2026 à 00h01, les automobilistes devront payer nettement plus cher leur passage à la pompe, avec une augmentation de 2 dirhams pour le gasoil et de 1,44 dirham pour l’essence Super Sans Plomb.
Selon plusieurs sources concordantes, cette révision tarifaire fera passer le litre de gasoil d’environ 10,80 dirhams à près de 12,80 dirhams, tandis que l’essence atteindra près de 13,93 dirhams le litre, contre environ 12,49 dirhams auparavant. Les prix exacts peuvent toutefois varier légèrement selon les stations-service et les réseaux de distribution.
Cette nouvelle flambée intervient dans un contexte international particulièrement instable. Les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les perturbations autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le transport mondial des hydrocarbures, ont provoqué une forte volatilité des marchés pétroliers. Les cours des produits raffinés ont ainsi bondi ces dernières semaines, entraînant mécaniquement une hausse des prix dans les pays importateurs comme le Maroc.
Le mouvement haussier marque un retournement rapide de tendance. Après avoir brièvement reculé sous le seuil symbolique des 10 dirhams le litre fin 2025, le gasoil a déjà connu une première augmentation début mars, avant cette nouvelle hausse beaucoup plus marquée. Dans un système où les tarifs sont largement indexés sur les cours internationaux des produits pétroliers, ces fluctuations mondiales se répercutent rapidement sur les prix pratiqués dans le Royaume.
Cette situation suscite des inquiétudes croissantes quant à ses effets sur le pouvoir d’achat des ménages et sur les coûts du transport et de la logistique. Ces secteurs jouent un rôle central dans l’économie marocaine et influencent directement le prix de nombreux biens et services.
Par ailleurs, cette hausse intervient dans un climat tendu entre certaines stations-service et les compagnies pétrolières, certains exploitants dénonçant des retards ou des réductions de livraison à la veille de l’augmentation des prix. Plusieurs acteurs du secteur appellent à une intervention du Conseil de la concurrence afin de garantir la transparence du marché et de protéger les consommateurs.
Face à cette situation, le gouvernement pourrait à nouveau envisager des mesures d’atténuation, notamment un soutien aux professionnels du transport, comme cela avait été le cas lors du choc pétrolier de 2022.


