Colin Farrell, aujourd’hui célébré pour son rôle dans The Penguin, est revenu sur l’une des expériences les plus périlleuses de sa carrière : le tournage du film Alexander, réalisé par Oliver Stone en 2004. Et c’est au Maroc que l’acteur irlandais a frôlé le drame.
Lors d’un échange avec Margot Robbie pour le média Collider, Farrell a confié que la séquence la plus difficile de sa carrière restait la reconstitution de la bataille de Gaugamèles, tournée dans le désert marocain. Quatre semaines de travail éprouvant, où l’acteur et l’équipe faisaient face à un décor de guerre grandeur nature.
« On criait action, et tout à coup huit éléphants, deux cents chevaux et près de huit cents figurants se mettaient en mouvement », raconte Farrell, en soulignant la dangerosité extrême d’un tel dispositif. « C’était le plus grand risque que j’aie jamais pris. »
Miraculeusement, aucun décès n’a été à déplorer, même si un cavalier a tout de même eu la jambe brisée. « C’était un miracle que personne n’ait perdu la vie », admet l’acteur, rappelant qu’un tel tournage serait aujourd’hui impossible face aux normes de sécurité strictes imposées à Hollywood.
Oliver Stone, qui avait choisi le Maroc parmi ses trois lieux de tournage (aux côtés de la Thaïlande et de Londres), avait lui-même reconnu à l’époque que Alexander représentait le défi le plus colossal de sa carrière. « Nous tournons sur trois continents, c’est épuisant. Je n’ai jamais affronté une telle difficulté », déclarait-il alors.
Vingt ans plus tard, les confidences de Colin Farrell rappellent à quel point le Royaume a été, et reste, une terre de cinéma pour les plus grandes productions mondiales, parfois au prix de risques insensés.


