Voilà un sujet qui ne manque pas de faire parler : la rentrée scolaire ! Entre les fournitures, les uniformes et les frais d’inscription, l’été semble vraiment terminé, et la rentrée nous laisse les poches vides. Une enquête réalisée par L’Économiste et Sunergia met en lumière les stratégies financières déployées par les familles marocaines pour surmonter cette période.
Eh oui, pour bon nombre de familles, c’est tout le budget de septembre qui y passe. Chacun essaie de trouver des solutions : certains optent pour des fournitures à bas prix, d’autres économisent tout au long de l’année. Mais pour d’autres, la rentrée scolaire est un vrai casse-tête dès le 1ᵉʳ septembre. Selon cette enquête, environ 40% des Marocains ont des enfants en âge d’être scolarisés, et la plupart doivent financer la rentrée non pas pour un, mais souvent pour deux enfants, voire plus !
L’étude montre également que 69% des enfants concernés ont moins de 12 ans, ce qui signifie que la majorité des dépenses est consacrée au primaire. Les familles dont les enfants ont entre 12 et 15 ans représentent 34%, et 24% ont des adolescents entre 15 et 18 ans. Enfin, 18% des familles prennent en charge des jeunes de 19 ans et plus, souvent inscrits dans des établissements d’enseignement supérieur.
L’école publique en première ligne
Le choix de l’école a aussi un impact majeur sur les dépenses. La majorité, soit 70% des familles marocaines, préfèrent l’école publique, surtout en milieu rural où 80% des parents y inscrivent leurs enfants. Ce choix est principalement fait par les familles des classes sociales les moins favorisées. En revanche, l’enseignement privé séduit 36% des familles urbaines, et ce chiffre grimpe à 66% chez les plus aisées.
Financer la rentrée, mission impossible ?
L’enquête met en lumière les différentes manières de financer cette rentrée. Pour ceux inscrits dans le public, 43% des familles prévoient de puiser directement dans leur salaire du mois de septembre, ce qui montre à quel point cette période est pesante financièrement. Près de 30% comptent sur leur épargne pour y faire face, tandis que 7% devront emprunter à leurs proches. Dans le privé, 56% des familles comptent également sur leur salaire de septembre, mais l’épargne joue un rôle encore plus crucial pour 41% d’entre elles. Un petit pourcentage, 3%, envisage même de souscrire un crédit à la consommation.
Un casse-tête financier pour tous
Qu’il s’agisse du public ou du privé, la rentrée scolaire impose une pression financière sur les foyers marocains, surtout pour les familles les plus modestes et celles ayant plusieurs enfants. La charge est lourde et accentue les disparités sociales entre ceux qui peuvent se permettre des établissements privés et ceux qui doivent jongler pour assurer une scolarité de base dans le public.
La rentrée est bien là, et les défis financiers qu’elle pose sont loin d’être négligeables.



