À l’approche du vote attendu au Conseil de sécurité sur la question du Sahara, les États-Unis affichent un optimisme renouvelé quant à la perspective d’un règlement définitif. Massad Boulos, conseiller spécial du président américain pour l’Afrique et le Moyen-Orient, a confirmé que la position de Washington restait ferme et inchangée depuis la reconnaissance de la souveraineté marocaine en 2020.
Dans un entretien accordé à Sky News Arabia, le responsable américain a indiqué que son pays multiplie les concertations avec le Maroc, l’Algérie et plusieurs partenaires internationaux afin de parvenir à un compromis durable fondé sur le principe d’autonomie. L’échéance du 30 octobre, marquée par l’examen du renouvellement du mandat de la MINURSO, a été décrite par M. Boulos comme « un moment charnière » susceptible de favoriser une convergence des approches au sein du Conseil de sécurité.
Il a précisé que la durée du mandat des Casques bleus, initialement fixée à trois mois, pourrait être révisée selon les évolutions des discussions. L’objectif, a-t-il souligné, est d’adopter un langage commun ouvrant la voie à une solution globale entre Rabat et Alger.
Revenant sur la reconnaissance américaine du Sahara marocain, Boulos a rappelé que cette décision, prise sous l’administration Trump, demeure « claire et irréversible ». La proposition d’autonomie présentée par le Maroc, a-t-il poursuivi, continue d’être perçue par Washington comme « l’option la plus sérieuse et pragmatique » pour mettre fin à un conflit qui perdure depuis plusieurs décennies.
Le diplomate a également insisté sur le lien étroit entre la stabilisation de la région et le rapprochement entre les deux voisins maghrébins. « Une fois la question du Sahara tranchée, le chemin de la réconciliation entre Rabat et Alger s’en trouvera grandement facilité », a-t-il affirmé.
Confiant quant à l’évolution des discussions, Massad Boulos a salué la « vision lucide et constructive » de Sa Majesté le roi Mohammed VI, tout en notant une attitude « plus ouverte » du côté algérien. Des signaux qui, selon lui, laissent entrevoir une issue définitive à ce dossier emblématique pour la stabilité régionale.

