Dans un huitième de finale haletant du Mondial des Clubs, Al Hilal a signé un exploit monumental en écartant Manchester City (4-3 après prolongation). Un succès historique rendu possible grâce à un homme : Yassine Bounou. Le gardien marocain, déjà encensé pour ses prouesses au Mondial 2022, a une fois de plus prouvé qu’il était l’un des meilleurs portiers de sa génération en livrant une prestation de très haut niveau.
Avec dix arrêts décisifs face à l’armada offensive des Citizens, emmenée par Erling Haaland et orchestrée par Pep Guardiola, Bounou a non seulement été le héros du match, mais il a également égalé un record mondial : celui du plus grand nombre de parades réalisées en une seule rencontre de la Coupe du Monde des Clubs. Un chiffre qui prend tout son sens face à une équipe aussi puissante et créative que Manchester City.
Ce record ne tient pas du hasard. Depuis le coup d’envoi de cette édition américaine du Mondial des Clubs, le portier d’Al Hilal accumule les performances d’exception. En quatre rencontres, il totalise 23 arrêts, établissant un autre record dans l’histoire du tournoi. Avec un taux d’arrêts impressionnant de 85,19 %, il s’impose comme le dernier rempart le plus décisif de cette édition.
Face au Real Madrid, il avait déjà signé six parades décisives, puis cinq contre le RB Salzburg, et deux face à Pachuca. Mais c’est bien contre Manchester City, au Camping World Stadium d’Orlando, que Bounou a livré sa plus grande œuvre. Dans les moments les plus critiques, il a éteint les espoirs de Bernardo Silva, Savinho, Gvardiol, Doku et Gundogan, multipliant les réflexes sur sa ligne et les envolées spectaculaires.
Pep Guardiola lui-même n’a pas caché son admiration à l’issue de la rencontre : « Nous avons tout donné, mais Bounou a été exceptionnel. Il a fait des arrêts incroyables. Il n’y a rien d’autre à dire. » Ce rare hommage venant d’un entraîneur aussi exigeant témoigne de l’ampleur de la performance du portier marocain.
À 34 ans, Bounou confirme qu’il est loin d’avoir dit son dernier mot. Son parcours avec les Lions de l’Atlas au Qatar n’était donc pas une parenthèse, mais bien le prolongement d’une carrière façonnée dans la constance, la résilience et l’excellence. Son leadership sur le terrain, son calme dans les moments chauds et sa lecture du jeu font aujourd’hui de lui une référence incontournable à son poste.
Grâce à cette victoire, Al Hilal se prépare à affronter Fluminense en quart de finale, prévu ce vendredi 4 juillet. Pour Bounou et ses coéquipiers, l’enjeu est désormais clair : devenir le premier club asiatique et arabe à décrocher ce prestigieux trophée. Mais quoi qu’il advienne, l’histoire retiendra que Yassine Bounou a su, une fois de plus, repousser les limites et marquer de son empreinte l’histoire du football mondial.

