Le rappeur Booba sera jugé en mars 2027 pour des faits présumés de cyberharcèlement visant Magali Berdah, fondatrice de Shauna Events.
Selon une source judiciaire citée par l’AFP, des juges d’instrustion ont ordonné le renvoi de l’artiste devant le tribunal correctionnel de Paris. Deux auttes personnes sont également renvoyés devant la justice pour complicité, dont Grégory Zaoui, connu comme l’un des protagoniste de la fraude de la taxe carbone ainsi qu’une ancienne employée de Magali Berdah. Le procès a été fixé au 25 mars 2027.
Des publications au coeur de l’enquête
L’affaire porte sur des publications diffusées entre mai 2022 et juin 2025. A cette période, le rappeur Booba avait engagé une campagne très médiatisée contre certains influenceurs, qu’il accusait de promouvoir des pratiques commerciales trompeuses.
Selon les juges d’instruction, plusieurs publications visaient Magali Berdah, notamment à travers des propos portant sur son apparence physique, sa réligion ou encore sa vie privée. Les magistrats estiment que le rappeur était conscient de l’impact de ses publications auprès de sa communauté composée de plusieurs millions d’abonnés.
Le rappeur conteste ces accusations et affirme avoir agi dans une démarche de dénonciation des dérives du secteur de l’influence, se présentant comme un lanceur d’alerte.
Un dossier emblématique du cyberharcèlement en France
Les avocats de Magali Berdah estiment que cette affaire constitue l’une des plus importantes affaires de cyberharcèlement traitées par la justice française. Ils considèrent que l’artiste a joué un rôle central dans les attaques dont leur cliente affirme avoir été victime.
En mars 2024, vingt-huit internautes avaient déjà été condamnés pour leur particpation au cyberharcèlement de cette dernière.
A ce stade de la procédure, Booba béneficie toujours de la présomption d’innocence.

