Les autorités locales renforcent le contrôle des horaires d’ouverture et de fermeture des commerces à Casablanca. Selon des informations concordantes, une campagne de terrain est en cours sous la supervision des autorités préfectorales pour faire appliquer la fermeture des commerces et espaces de services à 23 heures, conformément aux autorisations administratives en vigueur.
La mesure concerne un large éventail d’activités commerciales et de services, avec des exceptions prévues pour certaines activités autorisées à fonctionner au-delà de cet horaire, notamment les pharmacies de garde, les hôtels et certains établissements disposant d’autorisations spécifiques.
Selon des sources informées, cette opération vise d’abord à faire respecter les conditions fixées dans les autorisations délivrées aux exploitants, alors que de nombreux établissements poursuivraient leur activité bien au-delà des horaires prévus, parfois jusqu’à une heure avancée de la nuit.
Le dispositif concerne également les cafés à chicha, également visés par ce renforcement du contrôle.
Officiellement, cette démarche est présentée comme une opération d’organisation et de mise en conformité, avec un double objectif : assurer une égalité de traitement entre opérateurs respectant les règles et ceux qui s’en affranchissent, tout en répondant à des considérations liées à l’ordre public et à la régulation de certaines activités nocturnes.
Les autorités écartent tout lien à l’énergie
Dans ce contexte, les autorités rappellent que cette campagne n’est pas liée à d’éventuelles considérations énergétiques, contrairement à certaines interprétations ayant circulé.
Les opérateurs dont l’activité nécessite un fonctionnement au-delà de 23 heures sont, eux, invités à solliciter des autorisations exceptionnelles via les procédures prévues à cet effet.
Pour plusieurs observateurs, cette séquence s’inscrit dans une approche plus large de reprise en main de l’organisation du commerce urbain, dans une métropole où la question de la régulation des activités nocturnes revient régulièrement dans le débat local.
Mais cette mesure intervient aussi dans une ville qui, au fil des années, s’est habituée à un autre rythme : celui d’une métropole qui ne dort pas, où commerces, services et vie urbaine se prolongent souvent bien au-delà de minuit. Certes, certains riverains peuvent voir dans ce resserrement une réponse aux nuisances liées au bruit, à la lumière ou aux flux nocturnes. Mais la question demeure : comment les Casablancais percevront-ils ce qui pourrait être lu, selon les points de vue, soit comme un retour en arrière, soit comme un retour à une normalité plus encadrée ? C’est aussi sur ce terrain-là, celui des usages urbains déjà installés, que cette décision sera jugée.

