La question de la santé reproductive féminine et ses implications sanitaires et sociales ont occupé une place centrale lors d’un colloque international organisé lundi à Errachidia, réunissant professionnels de santé, experts, représentants institutionnels et acteurs associatifs autour des principaux défis de santé publique dans la région Drâa-Tafilalet.
Portée par l’Institut supérieur des professions infirmières et techniques de santé (ISPITS) d’Errachidia, en partenariat avec la Direction régionale de la Santé et de la Protection sociale ainsi que la Commission régionale des droits de l’Homme (CRDH), cette rencontre a permis d’aborder plusieurs thématiques liées notamment à la planification familiale, à la santé maternelle, à la grossesse, à l’accouchement ou encore à la prévention des infections sexuellement transmissibles.
Intervenant à cette occasion, le directeur régional de la Santé et de la Protection sociale, Mohamed Khassal, a rappelé que la santé sexuelle et reproductive figure parmi les priorités stratégiques du ministère. Dans une allocution lue en son nom, il a souligné que cette dimension est intégrée depuis plusieurs années aux politiques publiques visant à améliorer l’accès aux soins et à renforcer les droits des citoyens en matière de santé.
Le responsable a également mis en avant l’évolution du système de santé national, marquée par l’accélération de la digitalisation des structures sanitaires, l’intégration progressive de l’intelligence artificielle, de la santé numérique ainsi que de la chirurgie robotique. Il a appelé les étudiants et futurs professionnels de santé à s’approprier ces nouvelles technologies dans leurs pratiques futures.
De son côté, la présidente de la Commission régionale des droits de l’Homme de Drâa-Tafilalet, Fatima Aarache, a insisté sur la dimension profondément sociale et humaine de la santé reproductive, qu’elle considère comme étroitement liée aux droits fondamentaux, à la dignité, à l’égalité et à la protection des catégories les plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants.
Même constat du côté du délégué provincial de la Santé et de la Protection sociale, Ibrahim Achaoui, qui a estimé que cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de réforme que connaît actuellement le secteur de la santé au Maroc. Il a notamment évoqué les défis spécifiques auxquels fait face la région Drâa-Tafilalet, liés à ses réalités géographiques et démographiques, appelant à renforcer la coordination entre les différents intervenants pour développer des réponses adaptées aux besoins de la population.
Cette rencontre scientifique s’est achevée par la signature de deux conventions de partenariat et de formation impliquant l’ISPITS, la CRDH de Drâa-Tafilalet ainsi que l’association Tawassoul pour le soutien et l’intégration des enfants autistes à Tinghir.

