Le Conseil de gouvernement a validé, jeudi à Rabat, un projet de décret fixant les nouveaux montants du salaire minimum légal dans les activités agricoles et non agricoles, actant une hausse de 5% à partir de 2026. Le texte, numéroté 2.25.983, s’inscrit dans la mise en œuvre des engagements pris en faveur de l’amélioration des revenus des salariés du secteur privé.
Présenté par le ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences, Younes Sekkouri, le projet concrétise la deuxième tranche de l’augmentation du salaire minimum prévue par l’accord tripartite signé le 29 avril 2024 entre le gouvernement, les syndicats et le patronat. À l’issue de la réunion, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a précisé que cette mesure répond à un engagement clair en matière de pouvoir d’achat et de justice sociale.
Concrètement, le décret prévoit une revalorisation de 5% du salaire minimum légal dans les activités non agricoles à compter du 1er janvier 2026. Pour le secteur agricole, l’entrée en vigueur de la hausse est fixée au 1er avril 2026, tenant compte des spécificités saisonnières et structurelles de ce domaine d’activité. Cette différenciation vise à assurer une application progressive et réaliste, tout en garantissant un relèvement effectif des revenus des travailleurs concernés.
Adopté lors d’une session du Conseil de gouvernement, le projet de décret s’inscrit dans une trajectoire plus large de réformes sociales, où l’ajustement du salaire minimum demeure un levier central pour soutenir les ménages salariés et accompagner l’évolution du coût de la vie. À terme, cette mesure est appelée à renforcer la stabilité sociale et à consolider le dialogue social autour des conditions de travail et de rémunération.

