Réunis en marge du SIAM 2026, décideurs et opérateurs économiques appellent à accélérer la transformation du secteur agroalimentaire pour renforcer sa compétitivité dans un contexte international sous tension.
À Meknès, le débat sur l’avenir de l’industrie agroalimentaire s’intensifie. En marge du Salon international de l’agriculture au Maroc, la première édition du « Meknès Agro-business Day » a réuni décideurs publics et acteurs privés autour des défis structurels du secteur, entre pression internationale et exigences croissantes des marchés .
Au cœur des échanges, un constat partagé : l’agroalimentaire s’impose comme un maillon stratégique de l’économie nationale, assurant la transition entre production agricole et commercialisation, tout en générant de la valeur ajoutée et de l’emploi. Dans un contexte marqué par des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et une concurrence accrue, la nécessité d’accélérer la transformation du secteur apparaît désormais incontournable.
Les discussions ont mis en avant plusieurs priorités, notamment le renforcement de l’investissement productif, le soutien à l’innovation et l’intégration des chaînes de valeur. L’objectif affiché est clair : améliorer la compétitivité des filières marocaines et consolider leur positionnement sur les marchés internationaux.
La région Fès-Meknès, au cœur de cette dynamique, entend capitaliser sur la richesse de son potentiel agricole pour s’imposer comme un pôle agro-industriel de référence. Mais cette ambition reste conditionnée par la capacité à relever des défis majeurs, en particulier en matière de qualité, d’innovation et d’adaptation aux standards internationaux.
Dans cette perspective, les organisations professionnelles plaident pour un accompagnement renforcé des entreprises, notamment des PME, à travers des dispositifs facilitant l’accès au financement et encourageant l’innovation. Le lancement d’un fonds dédié à ce volet s’inscrit dans cette logique, avec l’objectif de soutenir les projets à fort potentiel sur la période 2026-2028.
Au-delà des outils financiers, les acteurs du secteur misent également sur la valorisation du « Made in Morocco » et le développement de segments à forte valeur ajoutée, notamment les produits certifiés et traçables, dont la demande mondiale connaît une progression soutenue.
Structurée autour de deux axes — l’investissement et l’innovation d’un côté, l’internationalisation et l’accès à de nouveaux marchés de l’autre — la rencontre a permis de dégager des leviers de croissance jugés prioritaires. Parmi eux, le renforcement de la transformation locale, le soutien aux coopératives et la promotion des produits du terroir.
Dans le prolongement de ces échanges, un accord de coopération a été conclu entre les représentants du secteur, visant à renforcer la coordination entre les différents acteurs et à accompagner les entreprises dans leur montée en gamme. Une initiative qui traduit la volonté d’inscrire durablement l’agroalimentaire marocain dans une dynamique de compétitivité et d’ouverture.

