L’actrice et productrice américaine s’est rendue, vendredi 2 janvier, au point de passage de Rafah, côté égyptien, à la frontière avec la bande de Gaza.
Une visite hautement symbolique, marquée par la volonté d’appréhender, sur le terrain, l’ampleur de la crise humanitaire et les entraves persistantes à l’acheminement de l’aide vers l’enclave palestinienne.
Selon des images relayées par plusieurs médias américains, Angelina Jolie était accompagnée d’une délégation américaine. Sur place, elle a rencontré des représentants d’organisations humanitaires, des volontaires du Croissant-Rouge ainsi que des chauffeurs de camions immobilisés depuis des semaines aux abords du terminal, dans l’attente d’autorisations de passage.
Les échanges ont porté sur la situation humanitaire dans la bande de Gaza, durement éprouvée par plus de deux années de conflit. L’actrice s’est notamment intéressée aux conditions de prise en charge des blessés évacués de l’enclave, ainsi qu’aux blocages logistiques qui empêchent des centaines de convois d’aide de franchir la frontière, malgré l’urgence humanitaire.
Aucune déclaration officielle n’a été faite à l’issue de la visite. Celle-ci s’inscrit toutefois dans le prolongement d’un engagement humanitaire de longue date. Ancienne envoyée spéciale du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, Angelina Jolie a sillonné pendant plus de vingt ans des zones de crise à travers le monde, mettant sa notoriété au service des populations déplacées et des victimes de conflits.
En décembre 2022, elle avait annoncé son retrait de ses fonctions au sein du HCR, tout en affirmant sa détermination à poursuivre son action humanitaire sous d’autres formes. Depuis, son implication continue de se manifester par des prises de position et des visites sur des terrains parmi les plus fragiles.
La venue de la star intervient alors que le passage de Rafah reste fermé aux entrées vers Gaza, malgré son rôle crucial dans l’acheminement de l’aide humanitaire. Sa réouverture, prévue dans les discussions liées au plan de paix pour le territoire palestinien, demeure suspendue depuis l’instauration du cessez-le-feu du 10 octobre 2025, Israël n’ayant pas autorisé la reprise des flux entrants.
Le même jour, l’Égypte et six autres pays de la région ont publié un communiqué conjoint appelant Israël à garantir des opérations humanitaires continues, prévisibles et sans entraves. Le Caire a, de son côté, réaffirmé son opposition à toute ouverture partielle du passage limitée aux seules sorties de Gaza, plaidant pour un fonctionnement bidirectionnel permettant à la fois l’entrée de l’aide et l’évacuation des personnes les plus vulnérables.
