À partir du 1er avril, les automobilistes marocains devront composer avec une nouvelle augmentation des coûts liés à leur véhicule. Selon une note interne émanant de l’assureur Sanlam, les primes d’assurance responsabilité civile devraient être relevées de 5 %. Une évolution qui, sauf surprise, devrait être répercutée par l’ensemble des compagnies opérant sur le marché national.
Derrière cette hausse, un chantier réglementaire en cours. La révision tarifaire s’inscrit dans la mise en œuvre du nouveau dispositif encadrant l’indemnisation des victimes d’accidents de la route, prévu par la loi n° 70-24, publiée récemment au Bulletin officiel. L’objectif affiché : améliorer le niveau des compensations accordées en cas de préjudice corporel et renforcer l’équité du système.
Mais cette avancée sociale a un coût. Pour absorber ces nouvelles obligations financières, les assureurs ajustent leurs grilles tarifaires, invoquant la nécessité de préserver l’équilibre technique du secteur. La réforme prévoit d’ailleurs une montée en charge progressive des indemnisations sur une période de cinq ans, ce qui laisse entrevoir d’autres ajustements à venir.
Sur le terrain, la pilule passe mal. Entre carburant, entretien et fiscalité, le budget automobile pèse déjà lourd pour de nombreux ménages. Cette nouvelle hausse vient accentuer la pression sur le pouvoir d’achat, dans un contexte où chaque dirham compte davantage.
En toile de fond, une question demeure : jusqu’où les automobilistes pourront-ils absorber ces hausses successives sans arbitrer autrement leurs dépenses ?

