Après les annonces et les projections, le relogement des ménages concernés par le projet de l’Avenue Royale à Casablanca franchit une nouvelle étape. Cette fois, il ne s’agit plus de définir un volume global, mais d’organiser concrètement la production des logements.
Les documents consultés par LeNew détaillent en effet les modalités de mise en œuvre d’une partie du programme prévu à Nassim, dans la préfecture de Hay Hassani, appelé à accueillir les ménages issus du périmètre de Casablanca-Anfa.
Du projet global à la mécanique opérationnelle
Le principe du relogement est connu : plusieurs milliers d’appartements doivent être réalisés dans le cadre du projet Nassim, mobilisant une assiette foncière dédiée au sein d’un périmètre urbain plus large.
Ce qui change ici, c’est l’échelle de lecture. Le dispositif entre dans une phase d’exécution, avec un découpage précis du foncier, une définition des tranches à développer et un cadrage détaillé des modalités de réalisation.
Deux tranches ont été identifiées, totalisant 126.562 m² de terrain pour une capacité maximale de 333.229 m² constructibles, répartis sur plusieurs îlots.
L’ensemble s’inscrit dans le projet urbain de Nassim, qui s’étend sur environ 200 hectares, dont une partie est dédiée au relogement des ménages concernés par l’Avenue Royale.
Nassim, pièce centrale du dispositif
Le site de Nassim Sud occupe une position stratégique dans le développement de l’entrée sud de Casablanca, à proximité de la route nationale n°1, du faisceau ferroviaire et de la gare de Sidi Maarouf.
Le projet est structuré en plusieurs secteurs, organisés autour de voies structurantes, d’espaces publics et de futurs équipements. Il s’inscrit dans une logique de continuité urbaine avec les quartiers existants et les extensions à venir.
Les données d’aménagement font apparaître un ensemble intégré comprenant logements, espaces verts, places publiques et équipements, avec notamment plus de 29.000 m² d’espaces verts et 17.000 m² de places publiques.
Un cadre précis pour la production des logements
Au-delà du foncier, le dispositif fixe les règles de réalisation des logements. Les appartements destinés au relogement devront répondre à des standards définis, avec un minimum de type F3.
Le prix de cession est encadré à 250.000 dirhams hors taxes par logement, selon un schéma de financement partagé entre les bénéficiaires et l’intervention publique.
Les ménages contribueront à hauteur de 70.000 à 100.000 dirhams, tandis que le reste sera pris en charge par la Société Casablanca Iskane & Équipements, selon des modalités échelonnées en fonction de l’avancement des travaux.
Ce montage traduit un équilibre entre accessibilité sociale et viabilité économique des opérations, dans un contexte où le relogement constitue à la fois un enjeu urbain et social.
Un calendrier encadré
Le dispositif prévoit également un cadrage temporel des opérations. Les travaux de viabilisation et de construction sont appelés à être menés sur des délais maîtrisés, avec un objectif de réalisation progressive des tranches.
Une fois achevés, les logements seront mis à disposition pendant une durée minimale de 24 mois, afin de permettre leur affectation aux ménages éligibles par les instances compétentes.
Une étape clé dans un projet structurant
Cette séquence marque un glissement du projet Avenue Royale vers une phase plus concrète, centrée sur l’exécution et la production effective de logements.
Sans constituer une nouvelle annonce, elle traduit une avancée opérationnelle, avec un cadrage précis des surfaces, des tranches et des modalités de réalisation.
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Reste désormais à observer la mise en œuvre effective de ces dispositions sur le terrain, à mesure de l’avancement des différentes tranches, dans un projet qui s’inscrit dans la durée et mobilise plusieurs acteurs.




