Baisse des prix et carburants en recul : ce que révèle le HCP en janvier 2026
L’indice des prix à la consommation a enregistré une baisse annuelle de 0,8 % en janvier 2026, selon les dernières données publiées par le Haut-Commissariat au Plan. Ce recul s’explique principalement par la diminution des prix des produits alimentaires, en repli de 2,1 % sur un an, tandis que les produits non alimentaires ont progressé de 0,4 %. Ces chiffres confirment une évolution contrastée de l’inflation au Maroc en ce début d’année.
Dans le détail, les produits non alimentaires affichent des variations divergentes. Le secteur du transport accuse une baisse de 2,9 %, alors que la rubrique « autres biens et services » progresse de 2,8 %. En comparaison mensuelle, l’indice des prix à la consommation a toutefois augmenté de 0,3 % entre décembre 2025 et janvier 2026. Cette hausse mensuelle est liée à l’augmentation de 0,8 % des produits alimentaires, alors que les produits non alimentaires ont légèrement reculé de 0,1 %.
Concernant les produits alimentaires, les hausses les plus marquées ont été relevées pour le poisson et fruits de mer (+10,4 %), les légumes (+2,7 %), les fruits (+0,7 %), la viande (+0,4 %) ainsi que le café, thé et cacao (+0,2 %). À l’inverse, les huiles et graisses ont chuté de 3,1 %, tandis que le lait, fromage et œufs ont diminué de 0,3 %. Du côté non alimentaire, la baisse des carburants (-5,9 %) a fortement contribué au ralentissement global.
Sur le plan territorial, les plus fortes hausses de l’indice ont été observées à Béni Mellal (+1,5 %), suivie de Settat et Al Hoceïma (+0,7 %), Guelmim et Safi (+0,6 %), Marrakech (+0,5 %), Agadir (+0,4 %) et Casablanca, Tétouan et Meknès (+0,3 %). En revanche, des baisses ont été enregistrées à Dakhla (-0,3 %), Tanger (-0,2 %) et Fès (-0,1 %).
L’inflation sous-jacente, qui exclut les prix réglementés et les produits à forte volatilité, est restée stable par rapport à décembre 2025 et affiche un recul de 1,2 % sur un an. Ces indicateurs économiques confirment une modération des pressions inflationnistes au Maroc, dans un contexte de fluctuation des prix alimentaires et énergétiques.


